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Nord-Kivu : La Société civile annonce la reprise des actions anti-Monusco à partir du 26 septembre
La société civile du Nord-Kivu a annoncé, hier mardi 20 septembre, la reprise des actions de «grande envergure» anti-Monusco à partir de ce lundi 26 septembre.
Le président de la Société civile de cette province sous état de siège a précisé que les manifestations visent à exiger le départ de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), mais aussi à Kinshasa de libérer la cité de Bunagana, sous l’emprise des rebelles du M23.
«C’est une manière pour nous de contraindre le Gouvernement de répondre à nos désidératas qui sont la paix et l’insécurité en récupérant la cité de Bunagana et les autres villages sous l’emprise du M23« , a fait savoir le responsable de la Société civile du Nord-Kivu.
«Comme citoyens, nous avons toujours payé nos taxes, impôts et redevances pour que l’État fasse correctement son travail. Et parmi ses missions régaliennes figurent celle de protéger les populations et leurs biens. Quand nos compatriotes sont en train de vivre dans les camps des déplacés sans aucune assistance, nous disons que c’est trop», s’est-il plaint.
Pour la Société civile du Nord-Kivu, «si rien n’est fait, nous allons appeler la population du Nord-Kivu à la désobéissance civile. Nous allons même demander à nos compatriotes de ne plus payer l’impôt».
Fin juillet 2022, des manifestants en colère avaient saccagé et pillé des installations de la Monusco présente dans le pays depuis 1999 et accusée d’inefficacité dans sa lutte contre les groupes armés. Au total 32 civils et quatre Casques bleus ont été tués en une semaine de manifestations violentes dans au moins quatre villes de l’est, selon un bilan officiel.
Face à ces violences, Kinshasa n’a pas cautionné les propos tenus par le porte-parole de la Monusco faisant état de la possession d’armes sophistiqués par le M23. Au lendemain de ces propos, le ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, a exigé à la Monusco de tout faire pour que son porte-parole, Mathias Gillmann, quitte le territoire congolais dans «le plus bref délai».
Tout en prenant acte de cette décision du gouvernement congolais, la mission de l’ONU a toutefois regretté «l’expulsion de son porte-parole» et s’est engagée «à continuer de travailler aux côtés de la population et des autorités congolaises pour mettre en œuvre le mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité», selon un communiqué. Rachidi MABANDU