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NOËL A KINSHASA ET A KANANGA, Fridolin Ambongo et Félicien Ntambwe: des similitudes dans leurs homélies
Dans leurs homélies prononcées lors des messes de Noël, le Cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque de Kinshasa, et Mgr Félicien Ntambwe, Archevêque de Kananga (Kasaï central) ont soulevé les mêmes préoccupations actuelles des Congolais.
À Kananga, Mgr Félicien Ntambwe s’est adressé directement au chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, dont le couple a assisté à l’eucharistie qui a eu lieu en la cathédrale de la ville. À cette occasion, le prélat a eu des mots francs, sincères et justes pour révéler au président de la République les problèmes auxquels fait face la population de la province du Kasaï central.
Mgr Félicien Ntambwe a cité explicitement les infrastructures routières, l’électricité et les érosions. Pour lui, il importe que Félix Antoine Tshisekedi intervienne urgemment pour la survie des habitants de cette entité politico-administrative.
Les infrastructures routières, comme dans toutes les provinces du pays, sont très délabrées. Le tronçon Tshikapa-Kananga, sur la nationale numéro 1, est comparable à un hypodrome. C’est un véritable chemin de croix pour les véhicules et tous les autres engins qui l’empruntent. La voirie urbaine de Kananga n’a plus rien à voir avec celle de Luluabourg de l’époque coloniale et même post-indépendance.
Il a, en outre, évoqué la question de l’énergie électrique qui fait gravement défaut à cette province. Sans énergie électrique, a martelé l’Archevêque de Kananga, le Kasaï central sera loin de toute industrialisation «et ses fils s’en iront ailleurs, où on ne veut plus d’eux d’ailleurs. Ils y sont stigmatisés, maltraités, pourchassés et même tués».
Vivre à la merci des erosions
En plus, le prélat a fait prendre conscience au chef de l’Etat sur le danger que représentent aujourd’hui les nombreuses têtes d’érosion qui mettent en péril l’existence de la ville de Kananga. À travers son homélie, Mgr Ntambwe s’est véritablement fait le porte-parole des Kasaïens du centre, chose que les politiciens de cette province n’ont pas le courage de faire, se complaisant dans le «djalelo».
Même s’il n’a pas évoqué d’autres défis, d’aucuns savent que le Kasaï Central compte parmi les provinces dont le taux de chômage des jeunes est l’un des plus élevés du pays. Aucune industrie, au vrai sens du terme, est susceptible d’employer de millions de demandeurs d’emploi. Les jeunes vivent de l’informel. Ce qui est à la base de leur précarité. C’est ce qui justifie d’ailleurs leur «exil» sous d’autres cieux moins cléments.
RDC, "Un eNFER SUR TERRE"
À Kinshasa, dans la Cathédrale Notre-Dame du Congo, commune de Lingwala, le Cardinal Fridolin Ambongo a, sans ambages comme il en a l’habitude, interpellé les dirigeants du pays sur la situation précaire de la population. Sans porter des gants, il a laissé entendre que le pays se trouve dans une situation «désastreuse» et carrément «dans un enfer sur terre».
Comme à l’exemple de son confrère de Kananga, il a stigmatisé l’absence d’infrastructures routières, la flambée des prix sur le marché en dépit des dernières mesures gouvernementales, l’insécurité généralisée, l’abandon de la population qui ne sait plus à quel saint se vouer. D’où, son appel pressant à la classe dirigeante à se mettre debout pour que la misère de la population puisse s’arrêter.
À analyser les deux homélies, l’on se rendra vite compte que l’Eglise catholique, en tout temps, en toute circonstance et en tout lieu, ne cessera de jouer son rôle prophétique.
Noël, contrairement à tous ceux qui veulent la réduire à un moment de réjouissances, est célébrée pour la conversion des cœurs. Que chacun, dirigeant à chaque niveau, et citoyen lambda, puisse voir l’avenir sous un autre angle.
Muke MUKE