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Nico Mbenga: "En 22 ans d'exercice, je ne me suis jamais absenté un seul jour au travail"
Responsable de la distribution du journal "Forum des As", Nico Mbenga détient un record que très peu d'employés, de n'importe quelle entreprise peuvent se targuer de brandir avec fierté. Celui d'avoir été toujours présent à son poste pendant toutes les années de service passées dans ce quotidien qui a soufflé sa 35ème bougie au courant de cette année 2025 finissant.
"En 22 ans d'exercice, je ne me suis jamais absenté un seul jour au travail", affirme-t-il.
En dépit des aléas et des réalités vécues dans la ville de Kinshasa, cet homme organisé a toujours fait montre d'une assiduité parfaite et d'une conscience professionnelle sans faille. En effet, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, il n'a pas encore manqué à l'appel au quotidien trentenaire de la 11ème rue Limete industriel. Tout porte à croire que ce n'est pas demain la veille pour une première absence à son passif.
Chaque matin, il arrive à son lieu de travail vers 5h00. Après l'impression du journal, il se met à intercaler les pages pour former les journaux près à la distribution. Ce, aux côtés de Masamuna, son collègue du même service. Après cette étape, les journaux sont rassemblés, empaquetés et prêts à être distribués.
C'est au moyen d'une moto, que Nico Mbenga prend la direction du centre-ville. Sur place, il se charge de déposer les journaux parus auprès des abonnés. Après cet exercice, c'est le retour à la rédaction pour revenir avec les journaux invendus de la veille, autour de 12h00.
"Je quitte le bureau à partir de 6h00 pour me rendre en ville. Sur place, je procède à la distribution des exemplaires du journal Forum des As du jour. Je dépose à la présidence de la République, à la Primature, dans diverses sociétés, ainsi que dans une dizaine d'ambassades".
"Je dépose aussi les numéros auprès de nos abonnés et d'autres non-abonnés, mais qui reçoivent les journaux dans le cadre d'un partenariat. Lorsque je termine la distribution, je retourne au bureau. En tant que gérant du magasin, je sors les papiers et autres intrants pour préparer l'édition prochaine du journal", a-t-il déclaré.
UNE ASSIDUITE QUI FORCE L'ADMIRATION
Ouvrant son cœur, ce quinquagénaire qui figure sur la liste des couche-tôt, revèle son programme vespéral et matinal. "Je préfère dormir à temps, nous confie-t-il. Généralement, je me couche à 21h00. Et, quelle que soit l'heure à laquelle je dors, je règle mon réveil à 04h00 du matin. Dès qu'il sonne, je me mets débout pour me préparer. A 04h40, je quitte la maison pour aller au travail. Cela fait 22 ans que je travaille avec ce rythme", indique-t-il.
"Je sors d'habitude avec mon épouse, vendeuse dans un marché de Kinshasa. Quand on arrive nous deux à l'arrêt de bus, elle prend une moto pour se rendre à son lieu d'activité. Quant à moi, je prends un bus pour aller au travail à Limete".
L'assiduité, la régularité, la ponctualité... de cet employé sont autant de qualités qui forcent l'admiration de ses autres collègues de service. Convaincus que Nico Mbenga ne tombe jamais malade, plusieurs de ses collègues cherchent à percer le secret de cette santé de fer permanente. Sinon, comment n'a-t-il jamais manqué à son devoir un seul jour depuis le 2 juin 2003, lorsqu'il a rejoint ce journal.
"En tant qu'être humain, il m'arrive de tomber malade. Mais, je ne peux pas dire que, comme je suis malade, que je ne puisse pas venir au boulot. Je dois faire le nécessaire pour venir travailler", explique-t-il.
"En 2009, j'ai été sous perfusion. Quand c'était fini, directement, je suis venu au boulot. Même la semaine passée, j'étais malade. Je partais prendre les médicaments. Après cela, je venais au boulot. J'ai l'amour du travail et j'aime mon boulot", précise ce travailleur dont la conscience professionnelle est le credo.
DES FLEURS DE FEU JOSE NAWEJ
Lorsqu'il lui arrivait, de son vivant, de parler de Nico Mbenga, José Nawej, l'ancien éditeur de "Forum des As" et Directeur de publication d'heureuse mémoire, n'avait de cesse de lui jeter des fleurs. "Depuis que je connais Nico, je n'ai jamais entendu qu'il n'était pas venu au travail. Pour quelque raison que ce soit. Il est toujours là et ce, chaque jour. C'est quelqu'un de très consciencieux", disait souvent cet éditeur, passionné du travail bien fait.
Responsable du service administratif et financier, Sylvain Mpono partage, pour sa part, le même avis. "Monsieur Nico Mbenga est un bon travailleur. Quand il arrive au service, il a bien à cœur la liste des tâches à exécuter au quotidien. Il sait ce qu'il doit faire et le fait bien. C'est un bon exemple pour les autres travailleurs", confie-t-il.
"Monsieur Nico Mbenga est un travailleur assidu et exemplaire. Il fait bien son travail. Il n'y a aucun problème avec lui. C'est un modèle pour tous. J'appelle les collègues à suivre son exemple", témoigne aussi Trésor Ngia Musieli, laborantin au quotidien de la 11ème rue Limete.
FIDELE AU BOULOT ET AU FOYER
La fidélité de Nico Mbenga ne se limite pas seulement à Forum des As. Ce casanier est aussi un mari et un père de famille fidèle. "Souvent, indique-t-il, j'arrive à la maison vers 15h00. Si je n'ai rien à faire, je suis à la maison. Parce que je dois aussi encadrer les enfants. Je ne me dis pas que, comme je me réveille très tôt, je dois partir prendre un verre au coin quand je rentre. Je suis à la maison avec mes enfants.
"Et c'est rare, quand vous venez chez moi, à partir de 17h00, de ne pas me trouver à la maison, sauf imprévu. Même quand il y a match de football, et qu'il n'y a pas de courant à domicile, c'est rare que j'aille le suivre à un autre endroit. D'ordinaire, je reste à la maison", conclut-il.
Aimé TUTI