Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Moïse Moni Della : « L’Union sacrée de la nation (USN) doit être remplacée par le Camp de la nation (CANA)»
Face au camp qui se constitue à Goma, autour du président honoraire Joseph Kabila et au vu de la situation sécuritaire de l’heure, une nouvelle coalition politique autour du président de la République s’impose. On pourrait l’appeler le Camp de la Nation (CANA). Le CANA s’impose alors qu’on constate, dans le chef-lieu du Nord-Kivu, la constitution d’un grand mouvement réunissant en son sein les oppositions armées et non armées contre le pouvoir légal de Kinshasa, incarné par Félix Tshisekedi.
Face aux jeux et enjeux politiques actuels, il y a un impératif politique et patriotique de constituer un pôle politique au tour du président Félix Tshisekedi qui doit être à la fois une machine de paix et de la guerre. Ne dit-on pas que « qui veut la paix prépare la guerre ?
«Cette grande organisation politique doit remplacer l’Union sacrée qui n’a pas démérité, eu égard aux objectifs assignés à l’époque de sa création. Mais, ces objectifs sont actuellement complètement en déphasage avec la nouvelle configuration politique suite à la guerre de l’Est. Car, il faudra désormais rassembler au delà de la nouvelle majorité réunie dans l’Union sacrée.
Le camp de la Nation (Le CANA) doit être une véritable machine politique de mobilisation et d’action pour mettre fin à la guerre et éviter, à coup sûr, la balkanisation du pays. Aujourd’hui, en effet, nous avons l’impression d’avoir deux Etats dans un Etat. Deux capitales, Goma et Kinshasa. Deux chefs de l’Etat: un légitime, Félix Tshisekedi, et un autre illégitime, Joseph Kabila.
C’est une situation inédite qui nous rappelle les craintes réelles de Patrice Lumumba sur la balkanisation du pays avant, pendant et après l’indépendance. Cette crainte a été aussi exprimée par d’autres acteurs politiques et sociaux, notamment le cardinal Fridolin Ambongo, après une tournée à l’Est du pays.
Moïse Moni Della
Porte-parole du peuple Président du parti Conade
Co-fondateur de l’UDPS Ministre honoraire de l’Information et de la Presse