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MINISTERE DE L’INDUSTRIE : La tutelle financerait une campagne de diabolisation des mandataires dans les médias locaux et étrangers
Selon des sources, après la décision du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi portant restriction de toutes les mesures disciplinaires de suspension des mandataires publics, le ministère de l’Industrie, Petites et Moyennes Entreprises, se serait lancée dans une nouvelle stratégie en vue de contourner les instructions du Président de la République données en plein Conseil des ministres, le 11 avril finissant.
Parmi lesdites stratégies, indiquent les mêmes sources, une campagne de diabolisation serait mise en place dans les médias locaux et internationaux contactés pour publier des articles contre les mandataires des établissements publics sous tutelle. Objectif, salir leur image dans l’opinion et mettre ainsi les autorités publiques devant un fait accompli.
Et pourtant, la sage décision prise par le Président de la République au cours de la 39ème réunion ordinaire du Conseil des ministres avait pour but principal de sauvegarder la paix sociale et l’harmonie institutionnelle.
Toujours d’après les mêmes sources, une enquête étoffée par certaines révélations des journalistes contactés révèlerait que des articles commandés par le Ministère de l’Industrie seraient déjà prêts avec un faux prétexte de présenter à l’opinion publique un diagnostic organisationnel du ministère alors qu’en réalité, le but serait d’exposer tous les gestionnaires sous tutelle. Trois médias internationaux, dont on tait les noms, auraient été contactés pour faire ce boulot de sape.
Préserver la quiétude et la paix sociale
Or il est de notoriété publique que la gestion des Entreprises et Établissements Publics revêt un caractère hautement sécuritaire. Une bonne gestion permet d’assurer la quiétude et la paix sociale pour éviter le soulèvement de la population ou le désaveu du régime en place. Comme l’on peut bien s’en rendre compte, l’immixtion des ministres sectoriels dans la gestion des entreprises publiques est source des conflits, parfois ouverts.
D’autres ministres s’arrogent le pouvoir de procéder à des remplacements précipités. L’un des conflits a lieu à la Snel, la Société nationale d’électricité mais aussi entre le ministre de l’Industrie et le Directeur Général de l’Agence nationale pour le développement de l’entrepreneuriat du Congo, (ANADEC), où le ministre de tutelle Louis Watum Kabamba a décidé d’évincer le Directeur Général, le Professeur Godefroy Kizaba Amkampese nommé le 8 juillet 2023.
«Depuis sa prise de fonctions, le ministre de l’Industrie Louis Watum s’illustre par des conflits d’intérêt avec les gestionnaires des entreprises publiques sous sa tutelle en imposant des paiements des frais de commission exorbitants pour la participation des membres de son cabinet aux travaux divers avec lesdites entreprises. Il est important que sa hiérarchie notamment la Primature puisse lever cette suspension qui n’honore pas la fonction d’État que le ministre de l’Industrie Louis Watum occupe car il s’agit d’une mesure basée sur des faits politiques cachés», a écrit récemment sur un site en ligne un «journaliste indépendant».
Mais ce n’est pas tout. Un autre conflit ouvert touche le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) où Louis Watum Kabamba s’en serait pris à la D-GA, Mme Djena Bassiala Nlandu nommée le 12 décembre 2023 par ordonnance présidentielle.
Dans l’opinion, des voix s’élèvent pour réclamer d’une part la réduction des immixtions des ministres sectoriels dans la gestion des entreprises et établissements sous tutelle, d’autre part, l’annulation administrative ou juridictionnelle des décrets querellés.
Gestion des actions disciplinaires
Ceci expliquerait-il cela ? Serait-ce à la suite de ce constat que le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions a, lors du Conseil des ministres réuni le vendredi 11 avril, tapé du poing sur la table en instruisant qu’aucune décision ne peut être prise contre un mandataire public sans son blanc-seing ? Reste que cette communication présidentielle a sonné comme un tocsin.
Ce point qui, en conseil des ministres, portait sur «la problématique de suspension des mandataires publics» avait figuré à la troisième place de la communication du Président de la République. Il a été détaillé par le porte-parole du Gouvernement Patrick Muyaya Katembwe dans son compte-rendu fait à la presse.
«Le Président de la République est revenu sur le constat des tensions concernant la gestion des actions disciplinaires à l’égard des mandataires publics tant au sein des entreprises du portefeuille que des établissements publics de l’État. En vue de garantir le fonctionnement harmonieux et de préserver la paix sociale, le Président de la République, sans préjudice des textes légaux et réglementaires, a décidé que toute initiative de suspension d’un mandataire par sa tutelle lui soit systématiquement communiquée pour approbation préalable et expresse, la Première ministre informée. Cette mesure vise à assurer que toutes les décisions soient prises en toute transparence et conformément aux règles en vigueur. Tous les cas de suspension litigieux et ceux contestés en cours doivent lui être communiqués dans les meilleurs délais. Par ailleurs, le Président de la République a engagé la Première ministre à organiser régulièrement avec le concours de son cabinet, du ministre du Portefeuille, des sessions de formation à l’attention des responsables tant des entreprises et établissements publics que de la tutelle sur les procédés disciplinaires afin d’éviter les abus et de garantir les droits et obligations des uns et des autres».
FDA