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Mikondo: Des Kuluna saccagent des maisons et attaquent un hôpital
Dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 janvier dernier, le quartier Mayengele, situé dans la cité de Mikondo 6, municipalité de Kimbanseke à Kinshasa, a été le théâtre d’une vague de violence sans précédent. En effet, un groupe de bandits urbains, communément appelés Kuluna, a semé la terreur en saccageant des maisons et en attaquant un hôpital public de la place, en représailles à la mort de l’un des leurs. Ces événements ont contraint les habitants de ce quartier à abandonner leurs domiciles par crainte pour leur vie.
M. Christian Moleka, l’un des résidents de Mayengele, a témoigné sur ces événements lors d’une interview accordée hier, mercredi 31 janvier, au journal Forum des As. Selon ses dires, un groupe de Kuluna, bien connu de la population sous l’appellation de «l’ONU», associés à d’autres mouvements, ont mené une expédition punitive pour venger la mort de leur camarade, qui serait abattu par un agent de l’ordre. Durant leur passage, ils ont vandalisé les habitations des résidents, pillant leurs biens et blessant certains d’entre eux.
L’hôpital Mikondo 6 pris pour cible
Mais les Kuluna ne se sont pas arrêtés là. Ils ont également pris pour cible des institutions publiques, notamment l’hôpital Mikondo 6 ou encore le commissariat de la police installé dans ce coin. Cette attaque a forcé les malades et le personnel soignant à quitter précipitamment les lieux, craignant pour leur vie.
«Cette attaque est une vengeance suite à la prétendue nuit où l’un des leurs a été abattu par un homme en uniforme, dont les circonstances de la mort restent inconnues. Le lendemain matin, vendredi, lorsqu’ils sont venus récupérer le corps sans vie de leur camarade, ils se sont attaqués aux habitants du quartier, pillant des maisons, des boutiques, et détruisant presque tout sur leur passage. Ils ont également pris pour cible des institutions et des infrastructures publiques, comme l’hôpital Mikondo 6», a-t-il raconté.
D’après cet habitant, ce n’est pas la première fois ce type d’attaque se produit. Bien avant cela, deux groupes rivaux se sont affrontés en pleine journée. Curieusement, ils se font accompagner par des personnes munis des armes à feu.
«Ce même jeudi-là, une bagarre a éclaté entre deux gangs rivaux. Selon les témoignages recueillis sur le lieu, ces jeunes sont assistés dans leurs méfaits par des hommes armés. Cependant, nous ne savons pas s’ils sont des militaires ou des policiers», précise-t-il.
Les habitants abandonnent leurs domiciles
Cette série d’attaques a plongé le quartier de Mayengele dans un climat d’insécurité insoutenable. Les habitants vivent la peur au ventre et sont contraints de quitter leur domicile pour se mettre à l’abri. Les autorités locales et les forces de l’ordre ne sont pas venus secourir la population malgré le cri d’alarme lancé dans les médias.
«À notre connaissance ni le bourgmestre ni la police sont venus sur place pour s’enquérir de la situation malgré que nous sommes passés dans le média pour lancer un cri d’alarme. Au-delà de la violence désormais, des domiciles abandonnées sont devenues une aubaine pour des petits qui viennent arracher portes et fenêtres», explique Christian Moleka.
Face à cette escalade de violence, les habitants de Mayengele appellent les autorités locales et nationales à prendre des mesures urgentes pour rétablir la sécurité dans leur quartier. Ils réclament une présence policière renforcée et des actions concrètes pour mettre fin aux activités criminelles des Kuluna.
Seule une action résolue et coordonnée permettra de mettre un terme à cette vague de violence et aux citoyens de vivre en paix et en sécurité dans leur propre ville. Christian-Timothée MAMPUYA