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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Marché Rond-point Ngaba: Valse d’étiquettes sans explications claires
Les prix de certains produits de première nécessité ont prix de l’ascenseur, selon un constat fait hier dimanche au niveau du Rond-point Ngaba. Un sac de riz de 25kg est passé de 37.000 FC à 44.500 FC, le carton de poisson salé de 100.000 FC à 108.000 FC, le sachet de sucre de 5Kg de 8500 FC à 10.500 FC, le carton de savon le Coq de 12.000 à 17.500 FC ainsi que la mesure d’haricot appelée communément « Ebundeli » est passée 2500 à 2700 FC.
Face à cette situation qui n’a pas d’explications claires de la part des grossistes, les vendeurs demandent au Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de respecter sa promesse faite sur le social des congolais. Certains pensent que le retard pris pour la mise en place du gouvernement de l’Union sacrée de la nation serait à l’origine de la hausse des prix des produits sur le marché. » Cette situation nous met très mal à l’aise », a indiqué maman Bibi, commerçante au niveau du Rond-Ngaba.
« Les acheteurs pensent que c’est nous qui sommes à l’origine de la hausse des prix et pourtant nous sommes des détaillants quand nous allons chez les grossistes, nous trouvons que les prix ont bougé. Comme nous avons besoin de marchandises, nous achetons quand même pour ajouter le prix au niveau de nos boutiques pour une petite marge bénéficiaire. Si non nous allons fermer « , a-t-elle fait remarquer. » Déjà, il nous est difficile d’écouler les marchandises. L’argent ne circule pas, tout est bloqué. Que le Président de la République autorise la publication du Gouvernement, la situation pourra changer », a-t-elle ajouté.
Pour une ménagère qui est venue faire ses provisions, « nous sommes embarrassés par la hausse de prix des produits de première nécessité. Chaque fois qu’on vient faire les achats, il faut avoir des imprévus si non on ne va pas acheter ce qu’on avait prévu. Que le Chef de l’Etat et ses amis nous aident surtout pour le social. La situation ne fait que s’empirer ».
Mathy MUSAU