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Lutte contre les nuisances sonores : Interdiction des manifestations bruyantes autour de l´Athénée de la Gombe
Dans le cadre de la lutte contre les nuisances sonores, l´Hôtel de Ville de Kinshasa vient de prendre une mesure draconienne portant interdiction des concerts et autres événements susceptibles de perturber la quiétude des habitants résidant autour de l´Athénée de la Gombe. Cette décision constitue une réponse à de nombreuses plaintes présentées par des voisins de ce célèbre établissement scolaire, notamment des ambassades et des institutions publiques, qui dénoncent les nuisances et la perturbation de leur quiétude.
Cette décision du gouvernement provincial de Kinshasa stipule qu´»il est formellement interdit d´organiser tout concert ou manifestation à caractère sonore dérangeant à l´Athénée de la Gombe et dans ses environs», rappelant l´importance de respecter la quiétude publique et les normes environnementales en vigueur à Kinshasa.
Cette mesure est fondée sur le règlement de la ville de Kinshasa relatif aux nuisances, en particulier les articles 3 et 5 de l´arrêté du 15 octobre 2012, qui visent à protéger le bien-être des habitants et la tranquillité des institutions.
Par conséquent, l´Hôtel de Ville invite les organisateurs d’événements et la population à se conformer strictement à cette décision, afin d’éviter toute sanction administrative ou judiciaire.
À voir le désordre qui règne dans ce secteur, cette mesure devrait être étendue sur toute la ville. Beaucoup d’établissements scolaires et académiques sont concernés par ces nuisances sonores sans pour autant que leurs auteurs soient interpelés et sanctionnés. Des débits de boisson émettent la musique stridente dans les périmètres des écoles sans aucun souci des préjudices qu´ils causent aux élèves et autres riverains.
À propos des normes environnementales, il est aberrant de trouver que des garages pirates ont été érigés à proximité des écoles, rendant insalubres ces milieux qui devraient se distinguer par leur propreté.
Impuissance de l’autorité
Il faut reconnaître que cette situation déplorable est due à l’impuissance de l’autorité, surtout des bourgmestres de communes qui ne sont pas capables de faire appliquer l’arsenal de différentes mesures prises par la hiérarchie.
À ce propos, il sied de souligner que les nuisances sonores sont nombreuses, comme aussi les délits environnementaux. Les églises dites de réveil sont parmi les grands auteurs des nuisances sonores. Mais, en dépit de plusieurs mises en garde, les pasteurs et autres prophètes qui trônent à leur tête s’en fichent des autorités légalement établies, alors qu’ils devraient servir d’exemple en matière de civisme.
Malgré la fermeté dont a fait preuve le ministre de la justice évincé dernièrement, aucune instruction qu’il a édictée n’a connu un début d’exécution.
Le gouvernorat de Kinshasa mérite des félicitations pour cette mesure. Mais faut-il encore qu’elle soit mise en application. À défaut, l’autorité urbaine va perdre de son ascendance, et dans l’avenir aucun citoyen ne va croire à tout ce qu’elle décidera. Le pouvoir s’exerce sans tergiversation.
Muke MUKE