Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
À 11e rue Limete, sur l’esplanade du siège de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), la scène a des allures de démonstration politique. Marée humaine, ferveur militante et tonalité combative : pour…
LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS DANS LES MINES : La CISTEMA valide la stratégie nationale sectorielle
La Commission interministérielle de suivi du travail des enfants dans les mines artisanales (CISTEMA) a adopté, le week-end dernier, la stratégie nationale sectorielle de lutte contre le travail des enfants dans les mines au terme de deux jours d’atelier organisé à Kinshasa.
Pour la cheffe de projet, « Combattre le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement du cobalt » (CODECCO), « c’est une première étape, parce qu’il faut l’appui et l’adoption de ce document pour que qu’il y ait un caractère officiel ».
« Nous sommes là pour vous accompagner, vous appuyer au nom de l’Organisation internationale du travail (OIT). Il y aura un mot qui va être ajouté sur ce que vous avez discuté autour de l’atelier« , a-t-elle promis.
D’après ce responsable de la CODECCO, « il faut la pérennisation de ce que nous faisons dans la lutte contre le travail des enfants à travers le SSRTE. On est là pour appuyer le CISTEMA à faire du SSRTE un outil national ».
Dans la partie remédiation, a-t-elle poursuivi, la SSTRE devrait fédérer tous les acteurs de lutte contre le travail des enfants. Un plan d’action qu’il faut mettre en œuvre et doit être assortie de budget. « L’atelier se termine mais le travail continue. C’est juste une étape », a-t-elle ajouté.
Le représentant du secrétaire général aux Mines a déclaré que « le moment passé ensemble ont contribué à trouver une solution pour remédier au problème du travail des enfants dans les mines artisanales ».
Les points forts de cet atelier étaient notamment les témoignages des membres de la CISTEMA qui ont participé à l’opération d’enregistrement et d’identification des enfants à Kolwezi et à Lubumbashi. Aussi, la présentation des statistiques globales SSTRE et la présentation des résultats de la révision des stratégies nationales de lutte contre le travail des enfants.
« Les résultats de la SSTRE sur le terrain sont encourageants au regard des résultats présentés au cours de cet atelier. Cet outil efficace, fiable…« , a-t-il reconnu.
Les défis sur l’éradication totale du travail des enfants dans les mines artisanales sont certes énormes comme l’ont démontré les statiques du rapport global de l’OIT et UNICEF présentés au cours de l’atelier. « Le SSTRE est une bougie déjà allumé sur les six sites. Il va certainement devenir une vive lumière sur le chemin de l’atteinte de l’objectif zéro enfant à l’horizon 2030 », a souligné le représentant du secrétaire général aux Mines.
« Nous nous réjouissons aussi de la lutte nationale et sectoriel du travail des enfants dans les sites miniers 2017-2030 qui vient d’être révisé, en tenant compte notamment de la révision du code minier en vigueur, de l’adhésion de la RDC comme le pays pionnier de l' »Alliance 8.7″ et du plan stratégique de développement du secteur minier. Nous remercions tous ceux qui ont concouru à son élaboration« , a-t-il fait savoir.
Le souhait des participants à ces assises est que tous les acteurs impliqués puissent s’approprier les résultats issus de la révision de ladite stratégie qui vient d’être présenté et validé ce jour, moyennant quelques amendements.
Le Gouvernement est déterminé à accroître davantage les mesures d’assainissement dans la chaîne d’approvisionnement responsable des minerais. Il compte sur les efforts de tous pour gagner le pari de zéro enfant dans les mines à l’horizon 2030. Il recommande aux autres partenaires l’implémentation du SSTRE non seulement en dehors des six sites miniers visés, mais aussi dans d’autres filières et dans d’autres provinces. Aussi, leur faut-il s’impliquer s’impliquer dans la mise en oeuvre des innovations apportées par la révision de la stratégie susvisée afin de renforcer les mesures déjà préconisées pour la lutte contre le travail des enfants, dans les mines.
La CISTEMA a identifié et enregistré un total de 2.796 enfants dont 1.612 garçons et 1.182 filles oeuvrant dans les sites miniers à Kolwezi à Lualaba et Lubumbashi dans le Haut-Katanga.
Ces résultats ont fait l’objet, depuis le jeudi 26 octobre, d’une assemblée plénière sur: les « Résultats des activités pilotes d’identification et d’enregistrement« , réalisés sur les sites miniers artisanaux de Kolwezi et de Lubumbashi.
Cet atelier a été organisé en collaboration avec l’OIT à travers son projet COTECCO.
Pour les organisateurs de l’assemblée plénière, ce travail de terrain a été fait avec les outils du Système de suivi de remédiation du travail des enfants (SSRTE). Ce dernier outil mise sur pied il y a un an.
Grâce au SSRTE, la CISTEMA a observé les activités de plusieurs sites miniers artisanaux dans les deux provinces citées ci-haut en raison d’un mois pour chacune. Les ministères des Mines, des Affaires sociales, du Travail et de la Prévoyance sociale…ont fait partie de l’équipe qui s’est rendue à Kolwezi et Lubumbashi. Rachidi MABANDU