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Lutte contre le trafic illégal de bois : Sud-Kivu : des contrôles pour saisir du bois illicite provenant du parc de Kahuzi Biega
La République démocratique du Congo compte 9 parcs nationaux qui possèdent une riche biodiversité. Ces parcs subissent une déforestation énorme due aux activités des hommes, particulièrement les groupes armés entre autres l’exploitation du charbon de bois depuis une décennie.
Pour lutter contre ce fléau, dans la province du Sud-Kivu, la coordination provinciale de l’Environnement effectue depuis bientôt un mois un contrôle forestier qui consiste à saisir des produits comme des planches et de la braise exploités illicitement dans le Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB).
Ce contrôle a pour objectif de diminuer la forte pression sur le parc. En effet, celle-ci est caractérisée par la coupe à grande échelle du bois pour la fabrication de la braise et des planches. Selon les autorités provinciales, cette opération se déroule sur différents axes qui mènent dans le parc dans plusieurs villages du territoire de Kabare et de Kalehe frontaliers du site du patrimoine mondial.
« Les contrôleurs qui sont sur le terrain à Kasheke, un village de Kalehe ont mis la main récemment sur trois bateaux transportant 8900 sacs de braises et deux pirogues motorisés appelés boat transportant plus de 700 sacs prêts à être acheminés sur Goma et Bukavu via le lac Kivu » ont indiqué les autorités.
1500 arbres abattus, 3 million de planches vendues par semaine
Par ailleurs, l’organisation du campagne de contrôle forestier et de sensibilisation dans au moins 14 marchés de produits forestiers se déroule dans la ville de Bukavu.
Depuis 2023, le Parc national de Kahuzi-Biega est fortement menacé à plusieurs endroits plus particulièrement au niveau de Mbinga-Sud et Mubugu dans le territoire de Kabare et Irhambi-Katana dans le territoire de Kabare.
Selon un rapport produit au terme d’une recherche menée dans et autour du PNKB par la Synergie des organisations de la Société civile pour la promotion des droits humains et l’environnement (SYDHE) et l’Institut pour la gouvernance et l’éducation électorale (IGE), 1500 arbres sont abattus par mois et après transformation, 3 millions de planches sont vendues chaque semaine soit à Bukavu, soit à Goma en passant par le port de Kasheke à Kalehe au Sud-Kivu.
Il importe de noter qu’il y a plus de deux ans, la société civile a tiré la sonnette d’alarme sur le risque de disparition de ce parc, placé patrimoine de l’Unesco. « Si rien n’est fait pour empêcher les activités de déforestation en cours, le parc de Kahuzi Biega risque de disparaître d’ici cinq ans. Cet aire protégée de 600.000 hectares (un cinquième de la superficie de la Belgique) perd chaque mois environ 15 hectares de forêt. C’est une conséquence de la demande en bois comme source d’énergie dans cette région de l’est de la RDC », avait averti la société civile locale.
Elle avait notamment souligné la situation de l’exploitation minière qui s’ajoute à la demande du bois et déploré le manque d’impunité face à cette destruction. Et le risque de voir disparaitre les gorilles des plaines de l’Est, et des éléphants vivant dans la partie des hautes altitudes.
Fyfy Solange TANGAMU