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Lutte contre la Mpox : une cinquantaine de journalistes formés à la gestion de l’infodémie et de vérification des faits
Une cinquantaine de professionnels des médias ont été formés à la gestion de l’infodémie et la vérification des faits. Pendant deux jours soit du 16 au 17 octobre 2024.
Organisée sur initiative du Centre des opérations d’urgence de Santé publique (COUSP) de l’Institut national de Santé publique avec l’appui du bureau de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en RDC, cette formation avait pour objectif de montrer aux journalistes qu’il existe beaucoup de choses qui se disent, qui circulent au sein de la communaut, mais qui ne sont pas des informations fiables et qui peuvent induire les gens en erreur.
Le Chef d’équipe du Programme des Urgences OMS/ RDC, Diallo Amadou, est d’avis que cet atelier de formation est crucial pour la gestion de l’infodémie et la vérification des faits en particulier dans le contexte de la Mpox et la vaccination antipaludéenne.
«Nous avons voulu réunir des journalistes en ce moment critique pour avoir des compétences pour la santé publique. Car l’infodemie souvent contradictoire complique la tâche aux professionnels de santé et des journalistes dans l’exercice de leur travail. Il est impératif que nous unissons nos forces pour fournir des informations claires et fiables à notre communauté», a-t-il indiqué.
Il a émis de voir à l’issue de ces deux jours de formation, les professionnels des médias être suffisamment outillés afin d’être capables de donner la bonne information, capable de faciliter un engagement communautaire.
Responsabilité collective de sensibiliser la population
M. Diallo Amadou, a ajouté que la Mpox a des conséquences graves sur la santé publique. Et donc, il est de notre responsabilité collective de sensibiliser la population et de briser les mythes qui entourent cette maladie. La vaccination également antipaludisme représente une autre avancée significative à la lutte contre le paludisme.
De son côté, le coordonnateur national de COUSP, le professeur Christian Ngandu, a fait savoir que le pilier Communication de risque et engagement communautaire (Crec) a été institué dans le cadre de la réponse à cette épidémie. Cependant, c’est un pilier multisectoriel, qui implique tous les acteurs qui sont actifs dans la communication de risque, aussi tous les acteurs des médias.
«Cette formation sur la gestion de l’infodemie trouve toute sa pertinence, non seulement qu’elle est tirée dans le Plan de préparation des réponses mais aussi parce qu’elle est très capitale au niveau où nous sommes arrivés avec la réponse», a-t-il déclaré tout content de l’implication des journalistes dans cette poursuite.
Par ailleurs, l’expert en infodemie au sein du bureau régional de l’OMS, Salif Diarra, a souligné l’important rôle que jouent les journalistes dans cette lutte.
«Les journalistes ont un grand rôle à jouer et une responsabilité mais ils ont également besoin d’être accompagnés pour lutter réellement contre tout ce qui est comme désinformation et mesinformation. Avec l’épidémie de Mpox, il y a tout ce qu’on appelle l’infodémie qui tourne autour de ça», a-t-il souligné.
Et donc, averti-t-il, l’infodémie étant l’épidemie de l’information, inclut la mesinformation, la désinformation et le vide informationnel.
«Lorsqu’on fait face à l’épidémie, il y a beaucoup de questions qui sont sans réponse même les professionnels de santé n’ont pas encore des réponses», a-t-il averti.
Au deuxième jour de formation, les participants ont visité quelques différents Centres de traitement de Mpox (CTMPox) de Kinshasa afin de s’imprégner de la réalité.
Tricya MUSANSI