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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Lubero-Bapere : Un nouveau massacre attribué aux ADF fait plus de 70 morts
La terreur a, de nouveau, frappé le territoire de Lubero, dans le Nord-Kivu. Dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 septembre 2025, une attaque sanglante attribuée aux combattants ADF a endeuillé le secteur de Bapere. Le bilan provisoire, confirmé par les autorités locales, fait état de plus de 70 personnes tuées, cinq blessés graves, deux véhicules et huit motos incendiés, ainsi qu'une dizaine de maisons réduites en cendres.
Selon l'administrateur militaire du territoire, le colonel Kiwewa Mitela Alain abordé par la radiotélévision Rwanzuru, les assaillants ont pris pour cible des civils rassemblés à une veillée mortuaire dans le groupement Bapakombe, au village de Ntoyo, situé à seulement quelques kilomètres du chef-lieu de Manguredjipa.
Les victimes, en majorité exécutées à l'arme à feu, ont été surprises dans la nuit. Les blessés ont été évacués d'urgence vers des structures sanitaires locales déjà débordées.
Cette nouvelle incursion meurtrière a provoqué une vive onde de choc dans la région. Contacté par la même source, Samuel Kagheni, président de la société civile du secteur de Bapere, dénonce une série de massacres qui s'intensifie malgré les alertes répétées adressées aux forces de sécurité.
Pour lui, la coalition FARDC-UPDF doit assumer ses responsabilités et protéger les civils, régulièrement pris pour cible par les rebelles. Ce drame survient moins d'une semaine après un autre massacre ayant coûté la vie à plus de 40 personnes dans la même zone.
Face à cette spirale de violences, l'atmosphère est à la peur et à l'incertitude. Plusieurs villages ont cessé toute activité socio-économique et de nombreuses familles, traumatisées, prennent déjà le chemin de l'exil vers des localités jugées plus sûres. Ce nouvel épisode sanglant confirme la persistance de l'insécurité dans le Grand Nord-Kivu, où les ADF continuent de défier les efforts militaires en cours.
Pascal NDUYIRI