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« L’Ituri est en train de revivre »
*Patrick Muyaya rassure de la détermination du Gouvernement de ramener la paix à tout dans cette partie du pays.
Le gouverneur militaire de l’Ituri a présenté l’état des lieux des opérations militaires dans sa province sous état de siège. C’était au cours du briefing presse qu’il a co-animé avec le ministre de la Communication et Médias, hier mardi 17 mai, date dédiée aux FARDC.
« Nous avons repris des localités, des agglomérations, nous avons ouvert les grands axes en l’occurrence la RN27 et la RN 24. Et la deuxième phase, c’est là que nous sommes, elle consiste maintenant à chasser, éloigner tous ces groupes armés de leurs centres d’intérêt les poursuivre en profondeur. Dans cette deuxième phase qui est critique, quand vous chassez en profondeur ces hommes qui étaient habitués à rançonner, extorquer, qui profitaient de nous, ils sont en errance, plus dans leurs centres d’intérêt, ils commencent à tuer, n’ayant plus les profits auxquels ils ont été habitués pendant plus de 20 ans…« , a déclaré le Lieutenant-Général Johnny Luboya N’kashama.
Dans cette phase, dit le gouverneur militaire de l’Ituri, » nous demandons la résilience, à nos militaires qui vivent une forte expérience, nous demandons de la résilience à notre population. Nous demandons aussi l’union parce que quand on tue, souvent il y a des divisions. C’est difficile, mais nous devons être ensemble aujourd’hui pour nous battre contre ces terroristes, et aussi contre ces Congolais qui ne comprennent pas, parce que la CODECO, ce groupe congolais, est celui qui commet le plus de massacres. Ils connaissent le terrain et ont cette facilité de s’infiltrer, mais nous les poursuivons… », déclare le gouverneur militaire.
En dépit des atrocités et massacres que commettent les groupes armés contre la population innocente de la province de l’Ituri, le gouvernement congolais continue à ne ménager aucun effort pour pousser l’ennemi dans son dernier retranchement en ramenant la paix dans cette partie du pays.
Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a pour sa part, rassuré de la détermination de Kinshasa à combattre l’ennemi et à ramener la paix dans la province de l’Ituri.
« Nous avons été affectés particulièrement par les massacres que continuent de subir nos compatriotes innocents de la part de ces groupes barbares mais cela n’ébranle en rien notre détermination comme gouvernement à ramener la paix à tout prix dans cette partie du territoire national« , a-t-il déclaré.
Malgré les sacrifices, les efforts qui sont déployés, il se trouve des Congolais qui estiment que l’état de siège est un échec. Ce que réfute le gouverneur militaire, le Lt-Gn Johnny Luboya.
Pour lui, il y a un problème de sous-information. Tout en reconnaissant qu’ils n’ont pas tout fait, il se demande si l’état de siège est vraiment un échec. Le gouverneur militaire de l’Ituri rappelle que quand il était arrivé à Bunia deux semaines avant, on se promenait avec des têtes des morts. Dans beaucoup de ces territoires, il n’y avait presque plus d’habitants. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Une année plus tard, grâce à l’état de siège, la situation a changé. Il n’y avait que des véhicules incendiés sur la RN 27. Lors de son itinérance, il a trouvé sur la RN 27, 200 véhicules bloqués, qu’il a libérés avec son équipe. » Certains coins étaient les bastions de ces barbares, aujourd’hui ils n’y sont plus. Est-ce parce qu’ul y a eu autant de morts que l’état de siège a échoué ? « , se demande-t-il.
Et d’ajouter » c’est vrai ça fait mal, mais nous devons être forts et unis, à l’image d’autres peuples d’ailleurs. C’est vrai qu’il y a des souffrances atroces, à un certain moment, en tant que Congolais, et surtout au noms de tous ces militaires qui ne sommeillent pas pour nous protéger, dire que nous avons échoué, c’est trop fort. Nous avons besoin de l’accompagnement. Il n’y a pas une autre armée que celle que nous avons. «
Le Lieutenant-Général Johnny Luboya explique qu’il y avait » un non Etat là-bas, et nous sommes en train de remettre l’autorité de l’Etat. L’impôt à l’intérieur a augmenté de 100%. Donc l’Ituri est en train de revivre « , comparé à la situation d’il y a plus d’un an. Didier KEBONGO