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Les parties prenantes présentent et discutent les grandes lignes
Les parties prenantes du secteur du numérique, ont présenté et discuté les grandes lignes de la recommandation de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) portant sur l’éthique de l’intelligence artificielle (IA). C’était lors d’un forum ouvert hier jeudi 15 décembre à Kinshasa, par le ministre du Numérique, Désiré Kolongele Eberand.
Outre les grandes lignes, ce forum était une occasion de parler des outils de mise en oeuvre et du rôle du comité national qui sera mis en place pour appuyer le processus de mise en oeuvre de la recommandation. Il a également ouvert une brèche pour analyser l’état des lieux, les enjeux et perspectives de l’intelligence artificielle en RDC.
Rendre service à l’humanité
Le ministre du Numérique, a laissé entendre que les technologies innovantes comme celle de l’intelligence artificielle peuvent rendre de grands services à l’humanité mais soulève également des préoccupations éthiques de fond notamment les inégalités, les discriminations ou fractures numériques susceptibles d’accentuer ou d’entraîner les conséquences néfastes.
D’après lui, Il ne suffit donc pas d’ y recourir seulement mais, il est aussi important de mettre en place des mécanismes et des instruments de protection de la dignité humaine et des droits de l’homme, de l’égalité de genre, de justice sociale et économique de bien-être physique et mental et de la protection des écosystèmes par une utilisation responsable des technologies innovantes.
Avant d’ajouter que les techniques innovantes demandent de fournir beaucoup d’efforts pour l’adaptation rationnelle.
Appropriation individuelle de la recommandation
« La RDC a besoin de bénéficier des avantages de ces technologies tout en protégeant sa population des effets désastreux ».
C’est dans ce cadre, que le numéro 1 du Numérique de la RDC a invité les parties concernées a une appropriation individuelle des personnels de la recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle en vue de prévenir ces effets.
Aux dires du représentant de l’Unesco en RDC, Isais Barreto, la mise en oeuvre en RDC de la recommandation de l’Unesco sur l’éthique de l’intelligence artificielle, contribuera à ce que le pays puisse avoir un développement politique durable à long terme, dans le domaine des technologies de l’intelligence artificielle.
« Cette recommandation prête une attention particuliere aux implications éthiques plus larges des systèmes d’IA dans les domaines centraux de l’Unesco notamment l’éducation, la science, la culture et la communication et l’information« , a dit Isais Barreto.
Ce travail, a-t-il poursuivi, pourra également contribuer à attirer les investissements liés au développement et au déploiement des technologies d’IA, grâce à un cadre juridique garantissant la conformité avec la recommandation.
C’est en novembre 2021 lors de la 41ème Conférence générale de l’Unesco, que les 193 États membres ont approuvé la recommandation de l’Unesco sur l’éthique de l’intelligence artificielle, le tout premier instrument normatif mondial sur le sujet. Cet instrument va fournir des orientations éthiques à tous les acteurs de l’IA, y compris les secteurs public et privé. Tricya MUSANSI