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Les intervenants aux examens certificatifs menacent de boycotter les évaluations 2025
Une nouvelle crise plane sur le système éducatif congolais, cette fois portée par les syndicats des enseignants et inspecteurs du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Dans une correspondance adressée au Président de la République, les signataires expriment une indignation profonde et un sentiment d'urgence face au non-paiement des intervenants aux épreuves de la session spéciale de l'Examen d'État 2025.
La lettre dénonce une situation qualifiée d'"intolérable" qui s'ajoute à ce que les syndicats appellent une dette chronique et scandaleuse de l'État congolais envers les intervenants de l'Enafep (Examen national de fin d'études primaires) et du TENASOSP (Test national de sélection et d'orientation scolaire et professionnelle), remontant à l'année 2020. Cette négligence prolongée, selon les auteurs, impacte directement les milliers d'élèves et compromet gravement le bon déroulement des examens nationaux.
Les syndicats rappellent l'importance du rôle des correcteurs, surveillants, superviseurs et inspecteurs dans le bon fonctionnement du système éducatif.
"discrimination régionale" injustifiée
Leur engagement, disent-ils, a longtemps soutenu l'État, même dans des conditions précaires. Or, aujourd'hui, les primes d'intervention ne sont ni versées ni planifiées, alors que d'autres provinces bénéficient d'un traitement plus favorable. Les signataires s'interrogent sur ce qu'ils considèrent comme une "discrimination régionale" injustifiée.
Face à cette situation jugée précaire et au "mépris affiché" des autorités envers ceux qui œuvrent pour l'éducation des enfants congolais, les syndicats affirment n'avoir d'autre choix que de brandir la menace d'un boycott.
Si une solution rapide et concrète n'est pas apportée dans les plus brefs délais, ils annoncent leur intention de ne participer à aucune évaluation certificative, y compris l'Enafep, le TENASOSP et l'Examen d'État 2025, session ordinaire.
Bien qu'ils affirment ne pas souhaiter perturber davantage l'éducation des élèves, les syndicats estiment que cette forme de pression est devenue inévitable pour se faire entendre.
Manque de considération du gouvernement
Ils dénoncent un manque de considération du gouvernement envers leurs revendications légitimes, malgré les multiples recours pacifiques entrepris.
Dans leur message au président de la République, les signataires appellent à une intervention urgente pour éviter une crise majeure et une perturbation du calendrier scolaire. Ils concluent leur lettre en réaffirmant leur attachement à l'éducation nationale, mais demandent un traitement équitable et la reconnaissance de leurs efforts.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu