Dernière minute
Société
« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
Cette expression est souvent attribuée à un proverbe chinois. Elle signifie qu’en s’éloignant des détails immédiats pour adopter un recul…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 12 octobre, à Goma, Joseph Kabila prenait la tête du Front pour la refondation de la nation, dans le sillage de l’AFC/M23. Le 21, Bruxelles le condamnait par la voix de Maxime Prévot. À…
Étranger
Sur le plateau de Gizeh, à seulement deux kilomètres des pyramides, le Grand musée égyptien (MGE) est sorti de terre. Véritable chef-d’œuvre architectural, le GME allie la grandeur du passé à l’…
Nation
Cinquante-cinq inspecteurs de l'Agence de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) ont reçu, le mercredi 21 octobre 2026, leurs certificats, du Directeur général de cette…
Les femmes sont encore sous-représentées dans les organisations scientifiques, révèle un rapport
Le monde a célébré, hier mercredi 11 février, la Journée internationale des femmes et des filles de science. Sous le thème "De la vision à l'impact : Combler les écarts entre les genres en redéfinissant les STEM". Une étude conjointe réalisée par trois institutions internationales révèle que les femmes sont encore sous-représentées dans les organisations scientifiques.
Dans ce rapport, intitulé "Vers l'égalité des sexes dans les organisations scientifiques : évaluation et recommandations", le Partenariat interacadémique (IAP), le Conseil international des sciences (ISC) et le Comité permanent pour l'égalité des sexes dans les sciences (SCGES), indiquent que les femmes représentent une part croissante de la main-d'œuvre scientifique mondiale (31,1 % des chercheurs dans le monde en 2022, selon l'Unesco), mais elles restent sous-représentées dans les organisations qui façonnent la reconnaissance scientifique, le leadership et la prise de décision. Ce rapport montre également que les progrès réalisés au cours de la dernière décennie ont été modestes et inégaux.
Depuis plus de 10 ans, la représentation des femmes n'a progressé que graduellement
S'appuyant sur des données recueillies en 2025 auprès de plus de 130 académies et unions scientifiques internationales, ainsi que sur les réponses de près de 600 scientifiques du monde entier, l'étude constate que la représentation des femmes n'a progressé que graduellement depuis la première évaluation en 2015.
Dans les académies nationales, les femmes représentent en moyenne 19 % des membres en 2025 (contre 12 % en 2015 et 16 % en 2020), avec des chiffres allant de moins de 5 % à près de 40 %. Les disparités au niveau des instances dirigeantes sont encore plus marquées : parmi 50 académies nationales, seules 20 % sont présidées par une femme, une proportion inchangée depuis 2020. Au sein des unions scientifiques internationales, les femmes occupent environ 40 % des postes à responsabilité, ce qui reflète des disparités selon les disciplines.
Le rapport conclut que ces disparités ne peuvent s'expliquer par le seul système de recrutement. En effet, les pratiques de nomination, les normes de sélection et le recours aux réseaux informels continuent d'influencer l'identification, l'encouragement et la promotion des personnes. Les résultats de l'enquête montrent que les femmes sont trois fois plus susceptibles de signaler des obstacles à leur progression de carrière et 4,5 fois plus susceptibles que les hommes de signaler des expériences de harcèlement ou de microagressions.
En documentant ces mécanismes à travers les institutions et les disciplines, le rapport fournit une base de données probantes solides pour soutenir des pratiques organisationnelles plus transparentes, responsables et inclusives. Combler les inégalités entre les sexes dans le leadership scientifique n'est pas une question de symbolisme, mais d'efficacité institutionnelle, de légitimité et d'utilisation responsable de l'expertise scientifique dans un contexte mondial complexe.
Fyfy Solange TANGAMU