Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
L'ARSP annonce la publication sur son site officiel (www.arsp.cd) des statistiques des marchés de sous-traitance réalisés au cours des exercices 2023, 2024 et 2025, avec pour objectif de démontrer…
Lemba : Quand les Kulunas s’érigent en maîtres en matière d’agression et d’extorsion
Lemba, autrefois appelée commune des intellectuels, n’échappe pas au banditisme urbain qui gangrène la ville de Kinshasa. Certains quartiers de cette municipalité tels que le quartier Mandrandele, Commercial ou Masano, des habitants victimes d’actes des inciviques communément appelés »Kuluna » se sont multipliés avec les années. Selon des officiels, chaque semaine des cas d’agressions à l’arme blanche et le vol des biens sont enregistrés au niveau des sous-commissariats situés dans ces différents quartiers. Bien qu’en certains endroits les faits ne se commettent pas de façon régulière, le mal est bien là. Le sentiment d’insécurité est réel au sein de la population de ce coin de la capitale RD congolaise.
Au quartier Commercial, sur les avenues Apate, Bangamelo, Bomokandi, Bili… des habitants témoignent avoir été victime ou connaître des victimes de ces attaques. » J’habite sur l’avenue Bomokandi et je me suis fait arracher mon téléphone, il y a quelques mois au coin de mon avenue. Il était environ 19h, je rentrais après avoir raccompagné un ami et c’est juste au coin dans la pénombre, deux jeunes garçons, sortis de nulle part, m’ont forcée à leur remettre mon téléphone. Je me suis exécutée, vu que l’un d’eux tenait une manchette« , raconte Renate, jeune fille d’une vingtaine d’années.
Au niveau du terrain Bili, indique que le taux des cas d’agressions n’est pas en hausse, au niveau de ce secteur. » Il est vrai que nous enregistrons des cas d’agressions pratiquement chaque semaine. Toutefois, la situation n’est pas aussi sombre que dans d’autres communes. Certaines victimes viennent porter plainte et d’autres pas. Ce qui ne permet pas toujours d’établir des vraies statistiques. Cependant, nous intervenons parfois lorsque nous sommes appelés dans des cas de flagrance « , a renseigné l’agent de police.
Difficile de circuler au-delà de 21 heures
Du côté du camp GD, un poste de police est également installé. Les habitants se plaignent de l’insécurité qui a élu domicile dans les environs. » Il nous est difficile de rentrer dans nos domiciles au-delà de 21h. Les jeunes garçons en provenance de la commune de Ngaba, viennent faire la loi sur nos avenues. Ils ravissent téléphones, sacs, montres, argent, bref, ils vous vident les poches. Et ce, sous la menace d’une machette ou autres armes blanches. Nous ne sommes plus à l’aise dans ce genre d’environnement, bien que ce ne soit pas chaque jour que l’on se fait agresser comme ailleurs. Cependant, nous appelons les autorités à mettre fin au phénomène »Kuluna » et mettre hors d’état de nuire ces bandits. Mon fils et ma femme sont déjà tombés entre les mains de ces délinquants. Grâce à Dieu, ils n’ont pas été blessés, mais c’est traumatisant. Sous d’autres cieux, ils devraient suivre des séances avec des psychiatres. Cela a pris du temps pour ma femme pour reprendre une vie normale « , témoigne B. Charles, habitant de l’avenue Semiliki.
La plupart de ces inciviques auteurs de ces forfaits sont fichés et connus des services de la police. La population réclame la mise en place d’une opération capable de canaliser ces jeunes inciviques afin de mettre fin à cette insécurité urbaine grandissante. » Il est encore temps de gérer ces gangs armés. Sinon, nous risquons de connaître des situations semblables aux autres communes où les habitants abandonnent leurs maisons pour se réfugier ailleurs. Nous en appelons au bourgmestre de la commune de Lemba, au gouverneur de la ville de Kinshasa et au ministre de l’Intérieur et même au Président de la République à apporter des solutions pérenne face à cette situation« , a commenté un résidant du coin.
Des voix s’élèvent pour une bonne gestion de ce problème d’insécurité grandissante à travers la ville de Kinshasa. Ces »Kulunas » qui n’hésitent pas à s’attaquer aussi bien à de paisibles citoyens qu’aux agents de l’ordre de jour comme de nuit. Fyfy Solange TANGAMU