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Le summum de l’insécurité ambiante
C’est peu de dire que le pays est sous le choc. C’est peu de constater qu’avec l’assassinat du député Chérubin Okende l’insécurité ambiante atteint le summum à Kinshasa. Alors que les Kinois ne se sont pas encore remis de l’onde de choc provoquée par la vague d’enlèvements, voilà que le curseur de la criminalité se met à se nourrir du sang d’acteur politique.
Bien évidemment, il est trop tôt pour élucider le mystère de cette barbarie. Bien sûr, il faudra attendre que la Justice ainsi que les différentes commissions d’enquête fixent l’opinion sur la main qui a tué et, surtout, celle qui a armé le tueur.
Certes, l’éthique de responsabilité devrait agir en pareille circonstance comme antidote aux sirènes des conclusions hâtives. Tant il est vrai qu’en matière d’assassinat ou de meurtre, les apparences et vraisemblances peuvent s’avérer trompeuses et parfois même déroutantes. D’où prudence.
N’empêche, au regard du scénario macabre, difficile de ne pas penser à la liquidation de Floribert Chebeya en juin 2010. Difficile non plus de ne pas redouter que les ou l’assassin de Chérubin Okende a, en fait « assassiné » l’image et donc l’attractivité du pays. A quelques semaines des IXèmes jeux de la Francophonie, se tirer -consciemment ou inconsciemment – une balle dans le pied n’est sans doute pas la meilleure façon de souhaiter la bienvenue à nos hôtes.
En plus, la victime étant un opposant très proche du candidat-Président de la république Moïse Katumbi, il va de soi que les premières réactions soient teintées d’à priori politiques. D’autant que la mort du porte-parole d’Ensemble pour la République survient dans un contexte politique particulièrement tendu. Il n’y a que ceux qui se sont bandé les yeux et bouché les oreilles en fredonnant « le Tout va très bien Madame la Marquise » qui ne voient ni n’entendent ce que tout le monde voit et entend.
Des proches et autres alliés politiques de l’opposant Katumbi dont Salomon Kalonda et Franck Diongo sont embastillés. En panne de confiance, le processus électoral peine à donner des gages d’inclusion. Les revendications des oppositions n’ont pas trouvé grâce aux yeux de l’assemblée générale de la CENI. Pas de bon augure à un peu moins de six mois des élections. José NAWEJ