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Le rapport 2024 et le nouveau cadre de coopération pour un développement durable présenté à Kinshasa
Le Gouvernement de la RDC et les Nations unies ont présenté, le week-end dernier à Kinshasa, le rapport annuel des résultats 2024 ainsi que les grandes lignes du nouveau Cadre de coopération pour le développement durable 2025-2029. C'était lors d'une conférence de presse conjointe animée par Bruno Lemarquis, coordonnateur résident du système des Nations unies en RDC, Daniel Epembe Mosango, secrétaire général au Plan et à la coordination de l'aide au développement, et Célestin Kapongo Tshikaya, secrétaire général à la Coopération internationale.
L'objectif de cette rencontre, selon Bruno Lemarquis, était de faire preuve de transparence et de redevabilité.
" Ce rapport annuel s'inscrit dans le cadre de l'engagement du Système des Nations unies à renforcer la redevabilité et la transparence de ses interventions vis-à-vis du Gouvernement congolais, de ses partenaires et surtout, du peuple congolais que nous sommes disposés à servir à travers nos mandats respectifs ", a-t-il déclaré.
Le rapport 2024 fait état des progrès réalisés autour de trois axes stratégiques à savoir : La consolidation de la paix, la croissance économique inclusive et le développement durable, ainsi que l'accès aux services sociaux de base. Ces domaines prioritaires guident aussi le nouveau Cadre de coopération 2025-2029, signé en décembre 2024 entre le gouvernement congolais et les Nations unies, pour un montant estimé à 3,6 milliards USD sur cinq ans.
Sur le premier axe, relatif à la paix et aux droits humains, Bruno Lemarquis a salué plusieurs réalisations concrètes :
" Près de 2,5 millions d'enfants ont vu leurs naissances enregistrées à l'état civil, plus de 450 000 enfants ont bénéficié d'une protection sociale et légale, et 45 000 personnes ont reçu une assistance juridique, notamment 881 survivantes de violences basées sur le genre".
Des résultats encourageants malgré un contexte difficile
Pour sa part, Daniel Epembe Mosango, représentant le ministère du Plan, a noté l'importance du travail réalisé dans un contexte marqué par des crises sécuritaires et humanitaires. "Il est noté des progrès significatifs et satisfaisants en dépit des défis rencontrés", a-t-il indiqué.
Il a tout de même mis l'accent sur la consolidation de la paix, le respect des droits humains, la démocratie et la cohésion sociale comme leviers essentiels du développement.
En matière de développement économique, le rapport 2024 souligne le soutien à la diversification économique, l'accompagnement de l'entrepreneuriat et le développement des chaînes de valeur agricoles. Des projets de cuisson propre ont permis de préserver 1 012 hectares de forêts, et 91 plans d'aménagement du territoire ont été élaborés. En parallèle, la mobilisation financière globale atteint un taux de 75%, témoignant de la confiance des partenaires.
Toutefois, des défis majeurs subsistent. La situation sécuritaire à l'Est du pays, le retrait interrompu de la Monusco, l'insécurité alimentaire touchant 25 millions de personnes et la faible position du pays (161ème sur 167) dans le classement des ODD ont été identifiés comme obstacles prioritaires à surmonter.
À ce sujet, Bruno Lemarquis a exprimé une volonté renouvelée d'action : " Pour que notre action ait un impact durable, il est indispensable de reconnaître et d'agir sur les obstacles structurels profonds qui freinent le développement de la RDC... C'est précisément pour répondre à ces défis que les Nations unies ambitionnent une montée en gamme de leur soutien".
Aussi, a-t-il alerté sur la baisse du financement humanitaire.
Vers un nouveau partenariat transformateur
" À mi-2025, le Plan de réponse humanitaire n'est financé qu'à 12,6 %, soit environ 320 millions USD, contre plus de 900 millions à la même période en 2024".
De son côté, Célestin Kapongo Tshikaya a salué les efforts conjoints menés entre 2020 et 2024 et présenté le nouveau cadre 2025-2029 comme une feuille de route ambitieuse.
" Ce Cadre de coopération vise à transformer les vulnérabilités en opportunités, en s'attaquant aux causes profondes des conflits, des inégalités et de la pauvreté".
Il a rappelé que ce document, signé avec l'appui du gouvernement, est à la fois un outil de réponse commune aux priorités nationales et un mécanisme stratégique d'orientation de l'action des Nations unies en RDC.
"Le Gouvernement demeure engagé à ne laisser personne de côté, en particulier les personnes vulnérables, les personnes en situation de handicap, les enfants, les femmes et les peuples autochtones", a-t-il rassuré.
Cette conférence de presse a permis aux deux parties de renouveler leur engagement commun en faveur d'un développement durable et inclusif. Le nouveau Cadre de coopération 2025-2029 met l'accent sur l'impact durable, la gouvernance partagée et l'alignement avec la vision nationale de développement 2050.
Tricya MUSANSI