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Le Président Félix Tshisekedi sortira-t-il le géant au cœur de l'Afrique de son profond sommeil ?
(Une tribune de l'ambassadeur Johnson BAELONGANDI et de Franck BAELONGANDI)
La République Démocratique du Congo a subi, à l'aube de son indépendance, le 30 juin 1960, une avalanche d'actions de sabotage et de déstabilisation conçues par l'ancienne puissance coloniale, sans doute, dans le cadre de la politique néocoloniale occidentale.
A l'appui de cette assertion, nous évoquerons les événements tragiques survenus pendant les deux premiers mois de son existence en vue de la déstabiliser. Il s'agit de l'agression de la RDC par des troupes métropolitaines belges, le 5 juillet 1960, de la sécession du Katanga, le 11 juillet 1960 et de la révocation du Premier ministre Lumumba par le Président Kasa-Vubu, le 15 août 1960. Il est de notoriété publique que les Belges y ont pris une part active.
Ces événements ont effectivement ébranlé les fondements du nouvel Etat qui se retrouva longtemps déstabilisé et dans un état comateux. Il fut alors mis sous perfusion administrée par les mêmes occidentaux qui avaient planifié ce chaos, et qui le transformèrent tout simplement en leur chasse gardée devant essentiellement jouer le rôle de pourvoyeur de matières premières.
C'est ce spectacle désolant qui poussa le Président Félix Tshisekedi à chercher des voies et moyens susceptibles de changer le sort de son pays, et, pour ce faire, il s'inspira de l'expérience du passé.
Expérience de ses prédécesseurs
D'après l'histoire, les prédécesseurs de l'actuel Président, qui avaient été abordés par la haute finance internationale, ont tous été assassinés : Lumumba, pour avoir refusé de signer des accords sans passer par le Parlement tandis que Mzee L.D. Kabila pour avoir estimé qu'il n'y voyait pas "la part de son peuple".
Partant de ce précédent, le Président Félix Tshisekedi opta pour les négociations avec la communauté internationale, sachant que l'imbroglio qui règne dans notre pays est consécutif à la convoitise de nos richesses naturelles par les grandes puissances et leurs multinationales.
Diplomatie itinérante agissante
Dès son premier quinquennat, le Président Félix Tshisekedi a déployé une diplomatie itinérante tous azimuts afin d'exposer les causes réelles de la situation qui prévaut en RDC en général et, dans sa partie orientale en particulier.
Usant d'une diplomatie basée sur la recherche de la vérité, il plaça la communauté internationale devant certaine évidences. Ceci lui a valu deux exploits indéniables. Il s'agit d'abord de la dénonciation du haut de la tribune des Nations Unies du Rwanda comme le pays agresseur sous le label du M23, et ensuite de la résolution du Conseil de sécurité relative à la levée totale de l'embargo sur les armes devant être importées en RDC.
Si notre pays s'est réjoui du fait d'avoir fait ainsi connaître à l'opinion internationale la vraie version de la situation qui prévaut dans sa partie orientale, la communauté internationale, par contre, en a été frustrée, du fait de voir sa version mensongère des faits être battue en brèche.
Dès lors, ne pouvant contredire la vérité, du reste, corroborée par les rapports des experts de l'Onu, elle adopta une stratégie mortifère à l'égard de notre pays. C'est ainsi que tous les pays occidentaux se contentèrent de condamner verbalement l'agression rwandaise sans pour autant envisager des mesures appropriées en vue d'y mettre fin.
Etant donné la duplicité de la communauté internationale, la RDC se retrouvera sans allié militaire puissant. Dans cet environnement, les détracteurs du Président Félix Tshisekedi le croyaient au bout de rouleau et ne faisaient plus que le pousser à la démission. Mais, au moment où personne ne s'y attendait, il sortit son pays de son isolement grâce au deal minerais contre sécurité avec les Etats-Unis.
Deal minerais contre sécurité
Suite au constat d'arrogance manifestée par le Président rwandais due au soutien inconditionnel lui apporté par ses commanditaires, le Président congolais estima nécessaire de remonter à la source pour négocier directement avec la superpuissance intéressée par nos minerais.
En effet, dans ce domaine, le premier diplomate congolais, le Président FélixTshisekedi, a prouvé au monde qu'il possède non seulement une vue d'aigle: il voit loin, mais aussi il cherche la cause des causes et il n'hésite jamais, de ce fait, à emprunter une voie détournée pour atteindre un objectif, sans trop se soucier du tapis rouge.
L'élection de la RDC comme membre non permanent au Conseil de sécurité n'est-ce pas la résultante de toutes ces qualités ?
C'est donc par ce partenariat stratégique actuellement en discussion entre notre pays, la RDC et les États-Unis portant sur l'échange minerais contre sécurité, que le Président Félix Tshisekedi compte redonner vie au géant au cœur de l'Afrique.
En effet, l'histoire économique moderne regorge d'exemples où une ressource naturelle bien gérée a permis à une nation de se développer, voire de se hisser parmi les grandes puissances.
Le cas de l'Arabie Saoudite en est l'illustration : elle a su transformer sa manne pétrolière en moteur de prospérité grâce à l'accord des pétrodollars avec les Etats-Unis. Aujourd'hui, la RDC doit s'en inspirer à l'heure où se profile le "3T$ Deal ".
C'est un partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis qui prévoit l'exploitation des ressources minières congolaises en échange d'un soutien militaire, sécuritaire et financier.
On peut donc en inférer que le Président Tshisekedi ne s'est jamais départi de son souci majeur, celui de voir son pays vivre en paix tant avec les pays limitrophes qu'avec la communauté internationale en vue d'amorcer son développement.
Il revient maintenant à la classe politique de se débarrasser des antivaleurs et de prioriser l'intérêt national dans l'exécution de ces accords. Quoi qu'il en soit, les politiciens véreux n'auront pas droit de cité dans cette nouvelle ère qui se profile à l'horizon.
Notons, enfin, que si l'Arabie Saoudite a réussi dans son deal de pétrodollars, c'est parce que non seulement elle a mis en place une stratégie rigoureuse pour maximiser les profits nationaux et qu'elle a investi massivement pour moderniser le pays et élever durablement le niveau de vie de la population, mais surtout parce que l'exécution de toutes ces mesures a été assurée par des dirigeants privilégiant l'intérêt général. En sera-t-il de même pour la RDC ?