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Le gouvernement rassure les syndicats sur la réforme des bureaux gestionnaires
Dans un esprit d'écoute et de concertation, le ministère de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté a organisé une réunion de sensibilisation à la réforme de la rationalisation des bureaux gestionnaires (BG). La rencontre, tenue sous la direction du directeur de cabinet Simon Zono, a rassemblé les délégués syndicaux ainsi que les cadres de la Direction d'identification des élèves et du suivi du cursus scolaire (Sernie), dans le but de clarifier les enjeux de cette réforme structurelle portée par le Gouvernement.
Une information émanant d'une dépêche du ministère de l'Education nationale consultée hier mardi 10 juin.
Dès l'ouverture des échanges, les responsables du ministère ont posé les bases d'un dialogue franc et apaisé. Le secrétaire général a.i. à l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Mathieu Munkenge, accompagné du professeur Valère Munsya, secrétaire permanent du Space (Secrétariat permanent d'appui et de coordination du secteur de l'Éducation), a présenté les grandes lignes du projet. Objectif : construire un système éducatif plus juste, plus cohérent, et surtout mieux gouverné.
Le ministère a tenu à couper court aux inquiétudes relatives aux conséquences sociales de la réforme. " Pas de licenciement sec ni d'exclusion brutale ", ont martelé les officiels, assurant que les bureaux identifiés comme non conformes seront progressivement fermés à partir de 2026. Le personnel concerné sera redéployé de manière prioritaire vers les postes vacants, afin de garantir la continuité de l'emploi et la stabilité professionnelle.
Une approche saluée par les représentants syndicaux présents, qui ont reconnu la volonté du ministère de privilégier le dialogue et la transparence. Satisfaits des explications fournies, ils ont exprimé leur engagement à accompagner le processus, tout en promettant de relayer les messages de sensibilisation auprès des agents du Sernie à travers des actions de terrain. " La réforme a besoin d'être comprise pour être acceptée. Nous serons des relais auprès de la base ", ont-ils déclaré.
Consciente des défis que suppose toute réforme administrative, la ministre d'État entend ancrer cette transformation dans une logique progressive, participative et inclusive. La fermeture des BG non conformes ne vise pas à affaiblir l'administration éducative, mais, au contraire, à la rendre plus efficace, plus rigoureuse et plus proche des besoins réels des écoles et des élèves.
Cette réforme s'inscrit dans une vision d'ensemble portée par le Gouvernement de la République, qui place l'éducation au cœur du redressement national. En rationalisant les structures de gestion, le ministère veut renforcer la traçabilité des parcours scolaires, lutter contre la prolifération anarchique des bureaux parallèles et restaurer l'autorité de l'État dans le secteur.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO