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Le Gouvernement éthiopien appelle le TPLF à la paix et à la table de négociations
* Par ailleurs, Addis-Abeba met la Communauté internationale devant ses responsabilités à faire pression sur les rebelles
Le Gouvernement éthiopien ne se lasse pas de chercher la paix, en dépit de l’obstination des terroristes du Front de libération du Tigré (TPLF) à faire la guerre, rien que la guerre. C’est l’un de pires des conflits de son histoire que l’Ethiopie ait connu depuis novembre 2020.
Ce conflit a entraîné la mort des milliers de personnes, le déplacement de plusieurs millions d’autres ainsi que la destruction des biens publics et privés valant des milliards de dollars. Trop, c’est trop ! Aussi, le Gouvernement invite-t-il la Communauté internationale à parler d’une seule voix et à tenir le TPLF pour responsable de la rupture de la trêve humanitaire et de la réactivation du conflit
Pour la petite histoire, le Premier ministre Abiy Ahmed est arrivé au pouvoir en avril 2018, après deux ans de protestations populaires qui ont marqué le pays entre 2017 et 2018. Le nouveau gouvernement s’est investi dans la prise des mesures de réforme pour relever les grands défis. Libération des prisonniers politiques et des journalistes; appel au retour au pays des partis politiques exilés et des groupes armés pour participer à des contestations politiques pacifiques, abrogation des lois injustes sont parmi les mesures prises par ce gouvernement. Conséquence, l’Ethiopie et l’Erythrée pouvaient ainsi vivre dans la paix.
Malheureusement, les efforts fournis par le gouvernement ont buté à l’activisme des terroristes du TPLF qui ont privilégié le langage de la violence. Ses principaux dirigeants ont parrainé, financé et encouragé des attaques ciblant certaines ethnies du pays. Ils ont été ainsi fortement impliqués dans la planification et la mise en oeuvre de la violence et des conflits dans différentes régions du pays. Ils ont organisé des « élections » inconstitutionnelles en violation flagrante de la Constitution et continué à menacer les activités quotidiennes très normales du Gouvernement fédéral.
Cependant, tous ces actes de provocation n’ont pas ébranlé la patience du Gouvernement fédéral. Mais c’est lorsque les forces spéciales du Tigré attaquent le commandement Nord de la Force de défense nationale (FDNE) et la police fédérale stationnés au Tigré que la patience du Gouvernement arrive à sa fin.
DEFENDRE ET PROTEGER LA SOUVERRAINETE ET L’INTEGRITE TERRITORIALE
Ce crime scandaleux contre les FDNE a poussé le Gouvernement fédéral à défendre et à protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays. Il est parvenu à vaincre le TPLF en peu de temps, et s’est mis à reconstruire les infrastructures endommagées et à rétablir les services de base interrompus par l’agression du TPLF.
En juin 2021, soucieux de rétablir la paix, rien que la paix, le gouvernement a décrété un cessez-le-feu humanitaire unilatéral afin de faciliter un meilleur accès humanitaire et d’intensifier le soutien au peuple tigréen. Ce qui était loin du goût et de la volonté des terroristes du TPLF versés dans la violence et la poursuite de leur agression contre les régions voisines d’Afar et d’Amhara.
Foulant aux pieds ce cessez-le-feu humanitaire, le TPLF choisit la voie de la violence, envahit les régions d’Afar et d’Amhara ee continue de recruter des enfants pour en faire la chair à canon. Le non-respect du cessez-le-feu unilatéral par le TPLF a notamment exacerbé la situation humanitaire désastreuse dans la région et provoqué l’augmentation du nombre de personnes déplacées des régions d’Afar et d’Amhara. D’énormes pillages et destructions de propriétés et d’infrastructures publiques et privées ont caractérisé l’occupation du TPLF. Grâce à l’intervention commune des Forces de Défense Nationale Éthiopiennes ainsi que les forces régionales alliées, le gouvernement a dû éviter l’agression et l’invasion du groupe terroriste TPLF dans les régions d’Afar et d’Amhara et son avancée vers la capitale, Addis-Abeba. L’agression venait d’être renversée pour la deuxième fois. Lors de cette invasion du TPLF, les puissances étrangères tentaient d’exercer une grande pression sur l’Éthiopie. Certains des grands médias occidentaux et des médias sociaux se sont livrés à la mésinformation et à la circulation de fakenews pour déstabiliser le pays. Cependant, la victoire du Gouvernement surle TPLF a fait changer les positions des puissances extérieures..
LE SOUCI DE PACIFIER LE NORD DE L’ETHIOPIE
Dans son souci de pacifier le Nord de l’Éthiopie, le Gouvernement fédéral a stoppé l’avancée de son armée dans les régions du Tigré. Il a ainsi libéré de prison d’éminents dirigeants du TPLF et lancé un dialogue national inclusif en nommant des commissaires notables.
Le Gouvernement a également démontré son engagement envers les initiatives de paix dirigées par l’Union africaine en poursuivant son engagement avec le Haut Représentant de l’UA, Olusegun Obasanjo, ancien Président du Nigeria.
Pour accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire aux personnes dans le besoin dans la région du Tigré, le Gouvernement éthiopien a déclaré une trêve humanitaire indéfinie le 24 mars 2022. A l’appel du Gouvernement aux rebelles à s’abstenir de tout acte d’agression supplémentaire et à se retirer des territoires qu’ils occupaient dans les régions d’Afar et d’Amhara, le TPLF a rendu publique une déclaration de cessation temporaire des hostilités.
La communauté internationale a dû saluer les décisions du gouvernement et du groupe rebelle, notamment les efforts déployés pour répondre aux préoccupations humanitaires. La trêve humanitaire indéfinie a ainsi permis l’acheminement de l’aide humanitaire indispensable dans la région du Tigré en facilitant les vols quotidiens des agences humanitaires internationales pour transporter de la nourriture, des médicaments, du matériel médical et de l’argent d’Addis-Abeba à Mekele.
LE TPLF N’A PAS ABANDONNE SES PROVOCATIONS DE GUERRE
Néanmoins, malgré sa déclaration d’accompagner la trêve humanitaire, le groupe terroriste TPLF n’a pas abandonné ses provocations de guerre et la mobilisation d’un grand nombre de jeunes et d’enfants soldats en utilisant des rafles arbitraires et la conscription forcée pour lancer un autre cycle de guerre catastrophique. Les terroristes ont plutôt déployés leurs forces dans la zone limitrophe des régions d’Amhara et d’Afar pour lancer une nouvelle vague d’invasion.
Le Gouvernement n’est pas tombé dans les provocations des rebelles, étant versé dans la recherche de la paix devant mettre un terme au conflit dans la partie nord de l’Éthiopie. Il a par conséquent créé un « Comité de paix » et nommé une équipe de négociation de sept personnes dirigée par le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Demeke Mekonne.
Le Gouvernement a également exprimé sa volonté de s’engager dans des pourparlers de paix sans condition préalable, à tout moment et en tout lieu. Afin d’assurer une fourniture soutenue de l’aide humanitaire ainsi que de faciliter la reprise des services de base dans les régions touchées, le Comité de paix a souligné la nécessité de conclure un accord de cessez-le-feu dès que possible avec la facilitation de l’Union Africaine.
LE TPLF A VOLE 570 000 LITRES DE PAM
Cependant, le TPLF a fait fi de tous les efforts déployés par le Gouvernement et sa volonté de parler le langage de la paix. A partir du 24 août 2022, le TPLF, par contre, a encore une fois intensifié son invasion à grande échelle et ses attaques meurtrières des régions d’Amhara et d’Afar en rompant la trêve humanitaire de cinq mois. Il a déclenché une offensive massive utilisant des « tactiques de vague humaine« , y compris des enfants, contre les peuples des régions Afar et Amhara. En violation du droit international humanitaire, le TPLF a volé 570 000 litres (12 camions-citernes) de carburant dans l’entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) qui était destiné à l’acheminement de l’aide humanitaire au peuple du Tigré. Il l’a l’utilisé pour son invasion.
Le Gouvernement, qui a donc la responsabilité de protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays et le bien-être de son peuple, en réitérant son engagement en faveur de la paix et de la préparation au cessez-le-feu négocié sous la facilitation de l’Union africaine, appelle la communauté internationale à parler d’une seule voix et à tenir le TPLF responsable de la rupture de la trêve humanitaire et de la réactivation du conflit et de ses attaques vicieuses contre les régions d’Afar et d’Amhara. Elle devrait faire jouer son rôle et faire œuvre utile en faisant pression sur le TPLF pour qu’il arrête les hostilités et accepte les efforts de paix de l’UA sans conditions préalables. Elle devrait soutenir les efforts de paix du Gouvernement fédéral en poussant le TPLF à venir à la table des négociations sans aucune condition préalable. Kléber KUNGU