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Le Gouvernement adopte le Sisag, un nouvel outil de suivi des actions publiques
Le Gouvernement a franchi une nouvelle étape dans la réforme de l'action publique avec l'adoption officielle, le 13 juin en Conseil des ministres. Le Système d'information de suivi des actions gouvernementales (Sisag) est désormais opérationnel. Ce nouvel outil, entièrement numérique, constitue le socle technologique du Mécanisme National de Suivi des Actions Gouvernementales (MeSAG). Son adoption a été effective lors du Conseil des ministres du 13 juin dernier tenu dans la province du Lualaba.
Conçu sous l'impulsion de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, et piloté par le Vice-premier ministre, ministre du Plan et de la Coordination de l'aide au développement, Guylain Nyembo Mbwizya, le Sosag symbolise la volonté politique forte du gouvernement d'ancrer la culture de la redevabilité, de la transparence et de la performance au sein de l'appareil étatique, rapporte un communiqué de presse du ministère du PCAAD.
Cependant, fruit d'un processus interinstitutionnel rigoureux, le SISAG permet de centraliser, de manière dynamique et interactive, l'ensemble des données relatives à l'exécution du Programme d'Actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028. Grâce à des tableaux de bord actualisés en temps réel, les décideurs peuvent désormais suivre, mesurer et corriger l'exécution des engagements gouvernementaux.
Une gouvernance orientée vers les " résultats "
Avec le Sisag, la RDC opère un virage stratégique vers une gouvernance fondée sur les résultats, l'évaluation et l'amélioration continue. Ce dispositif permettra non seulement d'objectiver les performances des administrations, mais également d'offrir à la population une meilleure lisibilité sur l'action publique, dans un contexte où la transparence et la confiance entre gouvernants et gouvernés sont essentielles.
Le déploiement du Sisag, prévu dès le 3ème trimestre 2025, marque ainsi un tournant décisif vers une République qui se donne les moyens d'agir, de rendre compte et de progresser. À moyen terme, le mécanisme prévoit une extension vers les provinces, permettant un suivi effectif des investissements locaux et une meilleure articulation entre les niveaux national et décentralisé.
Ainsi, ce dispositif numérique assure un suivi rigoureux et transversal de tous les projets ministériels prioritaires ; l'identification rapide des retards, goulots d'étranglement ou défaillances structurelles ; la production des rapports objectifs et fondés sur des données fiables ; et une interopérabilité stratégique avec des institutions clés telles que l'Institut national de la statistique (INS), le (Secrétariat national de renforcement des capacités (Senarec) ou l'Agence pour le Développement du Numérique (ADN).
A ce sujet, l'engagement du gouvernement est clair : rendre l'action publique visible, suivie et efficace. Le MeSAG, appuyé par le Sisag, introduit une innovation majeure dans l'écosystème institutionnel congolais. Il repose sur une Unité technique spécialisée (Usag), chargée de coordonner les différents ministères et de produire des alertes stratégiques pour soutenir les prises de décision.
Mathy Musau