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L'expérience nous a rendu sage. Nul n'est méchant volontairement". Un peu de révision de la grammaire ferait quand même du bien. Un mot sur le duo "rendu sage".
En situation normale, les deux mots se mettraient au pluriel (rendus sages) car s'accordant avec le pronom personnel "nous" qui…
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Par un arrêté signé le 4 mai par Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre, ministre de l'Economie nationale, le Gouvernement a procédé à une révision des prix des produits pétroliers dans la…
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SEOUL, 05 mai (Yonhap) -- Le président Lee Jae Myung a promis hier mardi de bâtir une société qui traite les enfants avec dignité dans un message marquant le Jour des enfants de cette année.
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Le président de la République, Félix Tshisekedi, est monté au créneau pour recadrer le débat autour de la Constitution, dans une intervention diffusée ce mercredi sur la RTNC.
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La sempiternelle misère du peuple…
» La misère du peuple « . Si c’était le titre d’une chanson, pas l’once d’un doute qu’il serait un tube à succès. Mieux, un chef d’œuvre. Car, il résisterait au temps qui passe.
Lorsque du haut de la chaire de circonstance érigée au stade Mazembe de Kamalondo, l’archevêque de Lubumbashi dépeint la misère du peuple congolais, il ne fait rien d’autre que définir en extension la fameuse phrase de son homologue de Kinshasa devant le Pape François : » Le peuple que vous avez devant souffre « . La litote couperet du Cardinal Ambongo étant elle-même le condensé de la philippique du Pasteur Ekofo de l’ECC devant des hiérarques de la kabilie alors triomphante.
Pour ne pas remonter jusqu’au déluge, on peut évoquer et invoquer tout ce que le pays a connu comme autorité ou conscience morale -au sens noble du concept- pour retrouver la même constante. Du Cardinal Malula au dernier de prélats encore dans le ministère apostolique, tous entonnent invariablement et par cœur le même refrain. A savoir » la misère du peuple « . Non sans la circonscrire dans un contexte dichotomique plus encore antinomique, façon parfait oxymore, entre un pays scandaleusement riche et un peuple tout aussi scandaleusement pauvre !
Même les politiciens, toutes générations confondues, n’ont de cesse de fustiger cette déshérence et déchéance sociale du plus grand nombre. Les oppositions en ont même fait leur fonds de commerce. Tout opposant zaïro-congolais disait et dit encore mener son combat politique pour juguler » la misère du peuple« . L’UDPS en est le parfait exemple.
Le hic, c’est que depuis les années 90, l’opposant qui arrive au pouvoir chasse sa propre misère ainsi que celle de ses dépendants et laisse entière celle du « peuple d’abord « . On s’installe et on installe.
Bientôt, ce sera la campagne électorale. La même rengaine pro peuple va être entendue jusqu’aux extrémités de la RDC. Pas sûr, cependant, qu’une fois au pouvoir, la sempiternelle misère du peuple soit l’aîné de leurs soucis. José NAWEJ