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La RDC appelée à tirer profit des avantages des projets retenus par le Fonds Bleu du Bassin du Congo
L’économie bleue est aujourd’hui considérée comme un levier de croissance, de développement. Celle-ci décrit l’utilisation durable et la conservation des ressources aquatiques dans les environnements marins et d’eau douce. Selon les experts, une gestion efficace, une exploitation durable de ces ressources pourrait contribuer à l’économie mondiale à hauteur de 1,5 milliard de dollars. Pour l’Afrique en général et la RDC en particulier, le Fonds Bleu du Bassin du Congo offre un avantage dans l’engagement d’une économie verte.
Pour stimuler la croissance de cette économie en Afrique, la Semaine africaine de l’économie bleue (ABEW-24),s’est tenue en juillet dernier à Addis-Abeba en Éthiopie, à laquelle la RDC a pris part. Alain Parfait Ngulungu, ancien expert technique chez WWF & Focal Point Tenure Facility (Suède), a souligné l’importance d’une telle rencontre pour l’Afrique.
» L’événement visait à stimuler une croissance bleue inclusive et durable en Afrique. Le thème retenu cette année était » Renforcer la renaissance bleue de l’Afrique « , ceci souligne la nécessité pour l’Afrique de fournir un effort collectif et d’innovations pour construire un secteur bleu dynamique. L’ABEW-24 réunit des dirigeants de divers secteurs pour favoriser le dialogue, célébrer les réalisations et explorer le rôle de l’économie bleue dans la promotion des objectifs de développement durable (ODD) « , a fait savoir l’expert.
Et de préciser. » Des objectifs tels que la réduction de la pauvreté et la résilience climatique. Il sied de réaffirmer les engagements en faveur de l’utilisation durable et de la conservation de nos mers et océans, conformément à l’Aspiration 1 (Une Afrique prospère fondée sur une croissance inclusive et un développement durable) et au Décret 6 (Économie bleue/océanique pour une croissance économique accélérée) de l’Agenda de l’Union Africaine 2063. Cet événement favorisera une croissance bleue inclusive et durable et abordera le rôle essentiel de l’économie bleue dans la réalisation de nos objectifs de développement plus larges. L’événement nous rappelle l’interdépendance de notre monde et la responsabilité partagée que nous devons assumer pour protéger nos océans « .
L’UN DES TAUX D’ACCES
A L’EAU POTABLE
LES PLUS FAIBLES
A la question de savoir quelle est la situation de l’économie bleue en RDC et comment en tirer parti, Alain Parfait Ngulungu a indiqué que le pays dispose de plus grandes ressources en eau douce d’Afrique. Cependant, la RDC souffre d’une grave crise d’approvisionnement en eau potable. Elle a l’un des taux d’accès à l’eau potable les plus faibles de l’Afrique subsaharienne actuellement. Seulement 46 % de la population avait accès à une source d’eau potable améliorée en 2012. En outre, durant la même année, la couverture de l’assainissement était estimée à seulement 31 %.
De l’avis de l’expert, les informations actualisées et précises sur les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement en RDC sont rares. En raison des services inadéquats, de nombreux habitants souffrent de maladies d’origine hydrique, notamment la diarrhée, la typhoïde et le choléra. Mais, l’engagement vers une économie bleue offre plusieurs avantages dans l’optique de la mise en œuvre de projets retenus par le Fonds Bleu du Bassin du Congo en RDC. Car, l’expansion de la pêche, de l’aquaculture, du tourisme, des transports et des ports maritimes peut contribuer à réduire la pauvreté et à améliorer la sécurité alimentaire et énergétique, l’emploi, la croissance économique et les exportations, la santé des océans et l’utilisation durable des ressources marines de la RDC.
Encourager l’entrepreneuriat et l’innovation bleue
En ce qui concerne l’engagement des parties prenantes, Alain Parfait Ngulungu a renseigné que les objectifs de l’ABEW-24 sont clairs à ce sujet. Les organisateurs tablent sur la sensibilisation à l’économie bleue en soulignant son importance, ses avantages et ses défis. L’événement a favorisé le dialogue entre les responsables gouvernementaux, les leaders de l’industrie, les partenaires au développement, les chercheurs, la société civile et les groupes de jeunes, en promouvant les opportunités de collaboration. Il a fourni également une plate-forme aux décideurs politiques pour discuter et développer de nouveaux cadres et stratégies pour une économie bleue durable en Afrique. En outre, l’ABEW 24 a abordé les priorités en matière de commerce et d’investissement au sein de l’économie bleue, en tirant partie des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Un aspect crucial de l’événement a été l’autonomisation des jeunes en amplifiant leurs voix, en soutenant les initiatives menées par des jeunes et en encourageant l’entrepreneuriat et l’innovation bleue.
Le spécialiste a, par ailleurs, commenté sur la manière dont les Etats en Afrique centrale intègrent l’économie bleue dans leurs systèmes économiques. « L’Afrique centrale dispose de vastes étendues d’eau dont l’exploitation reste très en deçà des potentialités. Une tendance que les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) entendent inverser, en mettant le développement de l’économie bleue au centre de leurs préoccupations. Les chefs d’Etat et de gouvernement de cette organisation sous régionale s’étaient retrouvés en juillet 2022 à Kinshasa (RDC), pour la toute première conférence maritime consacrée à cette région sous le thème » Gouvernance et sécurisation de l’espace maritime de la CEEAC pour le développement d’une économie bleue durable en Afrique centrale « , a indiqué l’orateur.
Tout en soulignant que le président de la commission de la CEEAC, l’Angolais Gilberto da Piedade a rappelé » celui qui commande la mer commande le commerce, celui qui a la mer a le monde « . Ainsi, les mers et les océans sont l’expression de puissance et richesses qui devraient être mises à profit par les Etats de la CEEAC pour mieux affronter les défis de développement durable dans un contexte où des échanges économiques et commerciaux intra-régionaux représentent à peine 3%. Il faudra donc, repenser le Fond Bleu du Bassin du Congo, un instrument financier important pour booster l’économie bleue en Afrique centrale.
L’ABEW 24 a été organisé sous l’égide de la Commission de l’Union africaine (CUA), en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Fyfy Solange TANGAMU