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La passerelle Nelly Bongo au service des milliers de personnes riveraines

Fils du terroir et notable manianga, Bongo Tuasukama Bovery s’est investi pour offrir à ss compatriotes de Luozi une passerelle utile. Pour l’ériger, il a fait montre de détermination, de volonté et d’un amour ardent pour son territoire d’origine. Aujourd’hui, l’édifice rend de précieux services à des milliers de rivérains.
Cet ouvrage permet, à ce jour, aux élèves des écoles primaire et secondaire de Kisinga, à une vingtaine de km de Luozi, de traverser la rivière au quotidien.
Bongo Tuasukama a consenti des sacrifices et mobilisé des moyens tant financiers que matériels pour faciliter la vie des populations de Luozi. Elles éprouvaient jadis d’énormes difficultés pour accéder à d’autres villages, empruntant la voie sur laquelle a été construite cette passerelle.
Pas seulement. Des piétons, des motards et des cyclistes peuvent aujourd’hui passer par ce petit pont. Qu’il pleuve ou non, de jour comme de nuit.
En construisant ce petit pont, Bongo Tuasukama Bovery a répondu positivement aux cris de détresse de ses frères et sœurs de ces villages. Et pour honorer sa génitrice, il a baptisé cette passerelle »Nelly Bongo Ntontolo », du nom de sa mère de pieuse mémoire.
Jeté en aval du ruisseau Kingiengie, et reliant directement deux villages (Kisinga 1 et Kisinga 2) placé sur deux collines voisines, cet ouvrage permet aux habitants d’une quinzaine de villages d’atteindre la cité de Luozi sans beaucoup de soucis. Il s’agit des localités deBulu, Nzau-Zandu, Kingombe, Bidi-Kindamba, Butu, Tadi, Divangamane, Voka, Kibuende, Manselele, Nzanza, Bemba, Makoduka.
Les difficultés de ces habitants sont loin d’être résolues pourtant. En effet, en amont, se dresse encore un autre obstacle qui appelle la solidarité et l’intervention d’autres fils du coin.
En ce XXIème siècle, il est très difficile d’admettre que des personnes continuent à traverser un cours d’eau, ruisseau soit-il, comme au Moyen-âge, au moyen de morceaux d’arbres plantés négligemment et de manière à former une passerelle de fortune.
Il faut, par conséquent, beaucoup d’agilité, de prudence et d’équilibre pour l’emprunter et ne pas tomber dans l’eau. Le risque est d’autant plus grand que ce sont des enfants fréquentant les deux écoles du coin (EP Kisinga et Institut Kisinga) qui l’empruntent chaque matin et chaque soir.
Avec tous les risques de chute, entraînant personnes et objets classiques dans la rivière. Il n’y a pas que les enfants qui sont exposés. Toute personne empruntant cette passerelle comprise.
Pour le moment, les cris de détresse des enfants sont loin d’atteindre les oreilles et le cœur des personnes de bonne volonté pour moderniser la passerelle de fortune. Kléber KUNGU, de retour de Luozi