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La mésaventure climatique au Kasaï-Central : Une réflexion sur la sécheresse persistante et ses conséquences dévastatrices
Depuis la fin de la saison sèche, la province du Kasaï-Central, connue pour sa riche biodiversité et ses terres agricoles fertiles, fait face à une situation alarmante qui menace la sécurité alimentaire de ses habitants. Alors que le calendrier agricole indique traditionnellement un retour aux pluies nourricières, la réalité sur le terrain est bien différente : depuis la fin de la saison sèche, la pluie n’est tombée que deux fois. Cette absence de précipitations a des conséquences dramatiques, que ce soit pour les cultures ou pour la vie quotidienne des populations.
L’impact évident de cette sécheresse prolongée, exacerbée par les effets du changement climatique, soulève de nombreuses questions sur l’avenir de la province. Dans un contexte où une grande partie de la population dépend de l’agriculture de subsistance, la situation actuelle est préoccupante.
Les agriculteurs et gardiens de la terre, après une période de préparation intense, se retrouvent confrontés à des semences jetées sur des sols secs et arides, sans espoir d’un arrosage naturel. Les semences déjà implantées souffrent, et leur développement est sévèrement entravé, mettant en péril la récolte de cette saison.
Un changement climatique en marche
Les scientifiques affirment que le phénomène de réchauffement climatique joue un rôle prépondérant dans ce bouleversement des cycles climatiques. Selon les études climatiques récentes, le Kasaï-Central est à la croisée des chemins : certains mois devraient apporter des pluies abondantes, mais des modèles climatiques imprévisibles perturbent le calendrier traditionnel d’ensemencement. Cela ne fait qu’accroître la vulnérabilité des agriculteurs face à des conditions météorologiques inconstantes.
Des experts en climatologie ont souligné que ce manque de pluie pourrait être le reflet d’un changement climatique global, où des régions jadis riches en pluies se transforment en zones de sécheresse. Les données historiques sur les précipitations au Kasaï-Central mettent en évidence des variations inquiétantes : bien qu’il soit coutumier qu’une saison sèche soit suivie d’une saison des pluies, les changements récents laissent présager une incertitude quant à la régularité et à l’intensité des pluies.
Conséquences socio-économiques
Les répercussions de la sécheresse ne se limitent pas seulement aux cultures, elles touchent également les communautés sur le plan économique et social. Les agriculteurs, déjà en difficulté pour joindre les deux bouts, voient leurs revenus s’amenuiser alors même qu’ils ont investi temps et argent dans la préparation de leurs champs. De plus, la situation incite de nombreux ménages à réduire leur consommation alimentaire, ce qui peut avoir des effets délétères sur la santé des populations, en particulier parmi les groupes les plus vulnérables tels que les enfants et les personnes âgées.
La famine, associée à des tensions croissantes sur les ressources, pourrait engendrer des conflits locaux, exacerbant une situation déjà fragile. Les organisations humanitaires locales et internationales prennent conscience de cette problématique et commencent à mettre en place des plans d’action, mais les besoins sont grands et le temps presse.
La situation actuelle au Kasaï-Central est un appel à l’action : non seulement pour répondre aux besoins immédiats des agriculteurs et des populations vulnérables, mais également pour s’attaquer aux causes sous-jacentes du changement climatique. Cela nécessite une coopération étroite entre les différentes parties prenantes – gouvernement, communauté scientifique, sociétés civiles et agriculteurs.
Félix MULUMBA KALEMBA