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La cynophagie sera interdite en Corée du Sud à partir de 2027
SEOUL, 09 jan. (Yonhap) — L’Assemblée nationale s’est prononcée en faveur mardi d’une proposition de loi qui pose les bases légales pour rendre illégale la consommation de viande de chien, une pratique tombée en désuétude au cours des dernières décennies. Cet article de loi spécial qui interdira l’élevage, l’abattage, la distribution et la commercialisation de chiens pour la consommation alimentaire a été adopté par 208 voix pour et 2 absentions.
Le texte prévoit également une enveloppe de subventions publiques pour aider les professionnels de l’industrie visée à se reconvertir dans d’autres domaines. Le Parti du pouvoir du peuple (PPP), formation au pouvoir, a œuvré main dans la main avec son principal adversaire, le Parti démocrate (PD), pour légiférer en la matière afin de répondre à la prise de conscience des droits des animaux dans le pays mais aussi au changement des sensibilités au sein de la population, plus encline à adopter des chiens comme animal de compagnie.
Kim Keon Hee, l’épouse du président Yoon Suk Yeol, s’était également exprimée publiquement en faveur d’une telle interdiction, affirmant lors d’une visite de Yoon aux Pays-Bas qu’il s’agissait d’une «promesse présidentielle».
La loi devrait entrer en vigueur en 2027 afin d’accorder une période de transition de trois ans. Les infractions pourront être punies jusqu’à deux ans de détention et 30 millions de wons (environ 20.800 euros) d’amende. Selon les statistiques officielles, le pays compte 1.150 sites d’élevage de chiens, et la viande de chien transite par 34 abattoirs, 219 distributeurs et environ 1.600 restaurants.
Les groupes de défense des droits des animaux ont immédiatement réagi en partageant leur satisfaction. «Nous pensons que cette interdiction marque un virage important dans l’attitude de la Corée du Sud au regard de la protection animale», a commenté Lee Sang-kyung, porte-parole de l’antenne coréenne de Humane Society International, un groupe de protection des animaux. «(Cette loi) témoigne de la passion et de la détermination de notre public et des politiciens amoureux des animaux qui a atteint un point de bascule pour consigner cette industrie d’un autre âge dans les livres d’histoire.»