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La CODECO libère les 4 membres de la » Task-force présidentielle » de Thomas Lubanga
Les 4 membres de la » Task-force présidentielle », dont Thomas Lubanga Diyilo, leur chef de délégation, détenus jusqu’alors par la milice-lendu de CODECO (Coopérative de développement du Congo) du chef de guerre Justin Ngudjolo ont été libérés hier et arrivés à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri où ils ont été accueillis avec fanfare. Selon les premiers éléments d’information, la CODECO était satisfaite des conditions posées lors des négociations avec le Gouvernement central. Entre autres, l’élargissement de ses membres, naguère écroués dans de différentes geôles de’lIturi, le cessez-le-feu et la démilitarisation de certaines zones du territoire de Djugu où la CODECO ne veut plus voir une seule ombre d’un soldat FARDC.
Cependant, une autre source a renseigné hier que les quatre captifs de la CODECO s’étaient évadés de leur lieu de détention en profitant d’un moment d’inattention de leurs gardes. En tout, la CODECO avait pris en otage huit membres de la délégation officielle de la « Task-force présidentielle » mandatée par la Présidence de la république avec comme chef de mission, l’ancien seigneur de guerre d’Ituri Thomas Lubana Diyilo pour prendre langue avec la CODECO et la convaincre à déposer volontairement les armes au profit du programme DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion). Mais la milice ne veut rien entendre.
Bien en illustre, la prise en otage des huit membres de la délégation de la Task-force présidentielle. Quatre avaient été libérés dans un premier temps par vagues d’un puis de trois et il ne restait plus que ces quatre otages. A savoir, Thomas Lubanga Diyilo, deux colonels et un autre compatriote nommé Azebo.
Leur mission en Ituri avait tourné au ridicule. Leur enlèvement avec une facilité irritante sonnait comme une humiliation pour le Pouvoir central qui les avait mandatés en Ituri, province dont certains territoires sont entre les mains des groupes armés, parmi lesquels la CODECO.
Kinshasa devrait par la suite négocier, en position de faiblesse leur libération. Alors que, la moindre des choses aurait été de leur pourvoir d’une discrète sécurité rapprochée. En plus, la délégation de Lubanga elle-même est allée tête baissée dans les contacts pris avec les chefs de la CODECO. Le lieu où le rendez-vous a eu lieu était sous leur contrôle. Il n’est pas exclu que le rapt ait été déjà planifié par la milice CODECO.
Car Kinshasa n’avait peut-être suivi les déclarations au vitriol d’un leader de la CODECO lorsque la délégation de la » Task-force présidentielle » avait quitté la capitale pour l’Ituri, qu’il est inconcevable que, eux, négocient avec » des criminels de guerre comme Thomas Lubanga et Germain Katanga qui ont entre les mains le sang des Ituriens « . C’était tout dire. La suite des événements rentrait dans cet ordre d’idées.
On rappelle que la CODECO est un groupe mystico-religieux qui considère son gourou, Justin Ngujolo comme un dieu vivant sur terre même après sa neutralisation par les FARDC.
KANDOLO M.