Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu annonce l'ouverture d'une information judiciaire., "au cours de laquelle des investigations rigoureuses sont en cours". La…
Kwilu: début de la vulgarisation des textes sur les comités provinciaux et locaux de sécurité
La province du Kwilu a officiellement lancé, hier lundi 25 août à Bandundu-ville, l’opération de vulgarisation des textes juridiques portant création, organisation et fonctionnement des Comités provinciaux et locaux de sécurité. Présidée par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, la cérémonie place la province au rang des sept premières à bénéficier de cette démarche de proximité.
Objectif clair : permettre aux acteurs étatiques et non étatiques mais aussi aux populations de s’approprier la nouvelle gouvernance sécuritaire afin de contribuer à la restauration et au renforcement de l’autorité de l’État. La réforme entend rapprocher les décisions de sécurité des réalités locales en rendant les comités plus inclusifs et participatifs.
La rencontre a réuni un large parterre d’autorités : le gouverneur de province, le président de l’Assemblée provinciale, des députés nationaux et provinciaux, des membres du gouvernement provincial, ainsi que les autorités administratives et coutumières et les membres des comités provinciaux et locaux de sécurité.
La consolidation de la paix et de l’unité nationale
Dans son allocution, le Vice-Premier ministre a salué l’engagement du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, pour la consolidation de la paix et de l’unité nationale. Il a enjoint chaque acteur à assumer son rôle et rappelé les nouvelles règles de gouvernance : tenue de réunions hebdomadaires en format restreint, réunions mensuelles élargies, et transmission systématique et ponctuelle des comptes rendus.
En amont de la cérémonie, un atelier de formation a renforcé les capacités des membres des comités. Au plan national, près de 3.000 acteurs ont déjà été formés aux bonnes pratiques de gouvernance sécuritaire : organisation et tenue des réunions, fonctionnement institutionnel, accomplissement des missions, analyse des menaces et cartographie des risques.
Deuxième pilier du PAG
Inscrite au deuxième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement, la réforme s’appuie sur les arrêtés n°044 et n°046 du 4 novembre 2024, pris en application du décret n°022 du 6 décembre 2022. Ces textes actent la suppression des anciens conseils de sécurité et instituent des cadres rénovés, destinés à mieux impliquer les communautés locales dans la prévention et la gestion des risques.
Cette initiative illustre la volonté gouvernementale de consolider la sécurité des populations et de leurs biens, conformément à la vision présidentielle qui place la paix et la sécurité au cœur de l’action publique. À Bandundu, comme dans les autres provinces concernées, la réussite de cette réforme dépendra désormais de la discipline administrative, de la qualité des comptes rendus et de l’appropriation par les acteurs locaux.
Jérémie ASOKO