Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
"Kisalu kensa kave. Tula dikulu tekatala"
" " Kisalu kensa kave. Tula dikulu tekatala". Un Français aurait dit '' Le travail n'est pas de la blague. Il faut voir au préalable où mettre le pied'', prévient l'auteur anonyme du message de ce matin. La particularité de ce message est qu'il est rédigé en kikongo, vulgairement appelé ''mono kutuba'', en d'autres termes ''kikongo y a l'Etat''.
La thématique est centrée sur le travail. Et la rue, par la voix de son rapporteur, souligne l'importance du travail. Pour lui, le travail n'est pas une blague. Au point où il nous appelle à la prudence. Il est prudent de savoir où mettre le pied, alerte-t-il.
Avant de creuser le fond de la communication que le secteur des transports en commun nous livre, attardons-nous quelques instants sur son aspect formel.
Le rédacteur du message a péché contre les règles régissant la coupure des mots. Il est recommandé que les coupures des mots se fassent dans le respect de certaines règles. Celles-ci exigent que la coupure des mots soit évitée notamment dans l'affichage. Le texte est composé de deux grandes parties : la première : " Kisalu kensa kave. " et la seconde :" Tula dikulu tekatala".
C'est la première partie qui a été massacrée en ce qui concerne la coupure des mots. Il s'agit précisément de " kensa kave ". Le rédacteur aurait dû couper de cette manière : ''ke - nsaka - ve''. Donc, au lieu de trois parties, il a failli en coupant en deux parties. En procédant ainsi, il a massacré le mot ''nsaka'' qui veut dire ''blague'', ''jeu', en le découpant en deux parties distinctes : "nsa-ka".
Quant au fond, nous disons que l'importance du travail est telle qu'il demeure, ainsi le proclament plusieurs personnes, le père et la mère de celui ou de celle qui l'exerce. Cela dit, pris ou considéré comme tel, le travail est d'une importance vitale. Sans travail, quel qu'il soit, on n'a pas de vie.
Et d'ajouter, comme pour bien souligner la valeur du travail, le messager nous met en garde contre toute négligence, en nous prévenant de savoir où nous devons mettre les pieds. C'est-à-dire que nous sommes invités à bien vérifier là où nous devons mettre les pieds pour éviter tout faux pas.
Mais retenons que le travail n'est pas seulement important. Il n'est pas un jeu du fait qu'il nous arrive de suer sang et eau avant de l'attraper. Ce n'est pas tout. Après l'avoir obtenu, il nous reste un autre défi de taille: c'est celui de l'exercer. Car, nous recommande la Bible, c'est également à la sueur de notre front que nous devons manger. " C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes au sol…", (Genèse 3 :19).
Kléber KUNGU