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Kintambo-Magasins: Des «Wewa» en grève hier lundi à cause des contrôles abusifs de la police
*Par ailleurs, les motocyclistes lançaient des sachets d’eau à tout contrevenant.
La ville de Kinshasa a été le théâtre d’un mouvement de grève dans la matinée, hier lundi 30 septembre. Les conducteurs de motos dit « Wewa» ont exprimé leur colère à la suite des contrôles abusifs de la Police nationale congolaise (PNC) sur fond des tracasseries, qui ne leur permettent pas de bien travailler et générer des recettes.
Les inconditionnels Wewa ont refusé de prendre l’avant-midi des clients sur le tronçon Magasin Kintambo-Vélodrome, Huileries. Une manière pour eux de dénoncer des abus en cascade des agents de la Police de circulation routière (PCR).
Des actions menées suite à cause des tracasseries dont ils sont victimes souvent et de surcroît la semaine dernière à travers la ville de Kinshasa.
«J’étais là à Magasins- Kintambo pour aller à Assanef, mais je fais 25 minutes à l’arrêt. C’est anormal. Je devrais prendre une moto. J’ai dû marcher jusqu’à l’OUA là où il y a des policiers de circulation routière. Là j’ai pris une moto en payant 2000 FC pourtant en temps normal, la course coûte 1500 FC», a confié un homme, la cinquantaine révolue.
LA PIRE SITUATION DES WEWA, UNE ACTIVITÉ FLORISSANTE POUR LES VENDEURS D’EAU PURE
Les Wewa se sont mis à jeter des sachets d’eau pure à leurs collègues qui allaient à l’encontre de ce mouvement de protestation ainsi qu’à leurs différents clients à bord.
Sur le terrain, des dizaines de sachets d’eau pure venaient dans tous les sens sur fond des spectacles.
Ce lundi, la vente des sachets d’eau pure a été florissante. Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres.
«La Police exagère. C’est une forme de tracasseries. Nous payons certains frais pour exercer notre métier notamment la vignette mais nous sommes considérés comme des malfrats souvent. Nous disons non à ces mauvaises pratiques. Nous avons lancé des sachets d’eau à certains de nos collègues qui tentaient d’aller en l’encontre de cette décision. Leurs clients en payaient aussi les frais», a vociféré un motocycliste.
À en croire les conducteurs, ils ont prévenu sur un éventuel mouvement de grève depuis le lundi 23 septembre, au cas où les abus des agents de la police de circulation routière et les tracasseries perduraient.
Gloire BATOMENE