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Kinshasa: le sac de ciment passe de 47.000 FC à 50.000 FC
L’augmentation rapide des prix du ciment à Kinshasa a porté un coup dur tant aux petits constructeurs qu’aux promoteurs immobiliers. Ces derniers jours, le coût d’un sac de ciment de 50 kg a grimpé en flèche, passant de 45 000 francs congolais à 50 000 FC, laissant les clients dans un état de consternation.
Dans les entrepôts de Kingabwa, Matete, Lemba, et Gambela, les prix montent en flèche et la frustration est visible sur les visages des acheteurs. Ils se retrouvent avec des options limitées. «Pas plus tard qu’hier, je l’ai acheté à 47.000. Aujourd’hui, c’est 50.000 francs. Où allons-nous? », se lamente un client à Gambela, les bras remplis de reçus.
L'une des marques les plus populaires sur le marché a donné le ton avec ses nouveaux prix. D’autres marques lui ont rapidement emboîté le pas. Dans les magasins et les centres de distribution, la négociation a été remplacée par la résignation.
A la base, Une pénurie
La cause de cette augmentation reste la même : la pénurie. Selon de nombreux distributeurs, les livraisons arrivent sporadiquement depuis le début du mois de mai. Les camions sont rares et les expéditions sont lentes à atteindre les entrepôts.
«Nous recevons à peine 200 sacs pendant toute la semaine, alors qu’avant, nous en vendions plus de 800», explique un vendeur de Limete/Kingabwa. Le résultat immédiat est une flambée des prix et un ralentissement des petits projets de construction. «À ce rythme, nous ne savons pas comment nous allons finir de construire la maison», se demande un père frustré en étudiant ses plans.
Face à cette flambée des prix, les consommateurs réclament une action rapide de la part des autorités. Les professionnels de l’industrie plaident en faveur d’une réglementation temporaire et d’un dialogue entre le gouvernement, les producteurs et les importateurs. Pour l’instant, le ministère de l’Économie reste silencieux.
Cependant, des sources proches du dossier mentionnent des discussions en coulisses. En attendant, le prix d'un sac reste à 50.000 FC, et la crainte de nouvelles augmentations se profile.
Dans une ville où la construction reste un rêve de longue date pour beaucoup de citoyens, chaque hausse des prix du ciment ajoute une autre couche au mur d’incertitude.
Jérémie ASOKO