Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu annonce l'ouverture d'une information judiciaire., "au cours de laquelle des investigations rigoureuses sont en cours". La…
Kinshasa : la chute du dollar redonne espoir aux ménages avec la baisse des prix des denrées de base
Sur les marchés de Kinshasa, un vent de soulagement commence à souffler sur les étals. Après plusieurs mois de flambée incontrôlée, les prix des denrées de première nécessité connaissent une baisse sensible, conséquence directe du raffermissement de la monnaie nationale face au dollar américain sur le marché de change. Une nouvelle qui redonne le sourire à des ménages longtemps étouffés par la vie chère.
Le sac de riz marque Lion, autrefois vendu jusqu'à 73 000 FC, se négocie désormais entre 53 300 et 53 700 FC. Une baisse de près de 20 000 francs congolais qui fait la différence satisfaisantedans le panier de la ménagère.
Même tendance pour le sucre, dont le prix est passé de 185 000 ou 188 000 FC à 135 000 FC le sac. Quant à la farine de beignet marque Midema, indispensable pour de nombreux petits commerces, elle se vend aujourd'hui à 48 100 FC, contre 58 500 FC auparavant.
"ENFIN, ON RESPIRE!..."
À Matete, les cris des vendeuses se mêlent aux rires des clients. " Enfin, on respire ! Avec ces prix, je peux nourrir mes enfants correctement ", s'enthousiasme Maman Alphonsine, une mère de six enfants qui avoue avoir réduit la quantité du repas de sa famille au strict minimum ces derniers mois.
Du côté des vendeurs, le constat est tout aussi réjouissant. Patrick, grossiste en denrées, confie : " Quand les prix baissent, les clients reviennent plus nombreux. Nous vendons plus vite, et tout le monde y gagne. "
Dans la commune de Kalamu, certains commerçants restent cependant prudents. Chantal, vendeuse de farine, prévient : " Nous sommes contents, mais il faut que cette stabilité dure. Si le dollar remonte, les prix vont repartir à la hausse."
Cette inquiétude est partagée par de nombreux économistes qui rappellent que la conjoncture reste fragile et que la dépendance aux importations expose toujours le pays aux fluctuations des marchés internationaux.
DERRIERE CES CHIFFRES, C'EST TOUT LE QUOTIDIEN DES KINOIS QUI CHANGE
Pour les familles, ce recul des prix est bien plus qu'une simple bonne nouvelle économique : c'est une question de dignité. " Avec 20 000 francs en moins sur un sac de riz, je peux acheter aussi un peu de poisson pour accompagner ", confie un père de famille rencontré du marché Gambela. Derrière ces chiffres, c'est tout le quotidien des Kinois qui change : des repas plus réguliers, une marge pour les frais scolaires ou de santé, et surtout l'espoir d'un lendemain moins incertain et moins stressant.
Si cette embellie est accueillie comme une bouffée d'air frais, la population attend du gouvernement des mesures pour consolider durablement cette tendance. Car pour les millions de ménages congolais, la bataille du quotidien se joue au marché, dans ces sacs de riz, de sucre et de farine qui rythment la vie de la capitale.
Jérémie ASOKO