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Kinshasa : entre embouteillage, rareté de transport en commun et hausse des prix chez les Wewa
Kinshasa, agglomération de plus de 15 millions d'habitants a connu un lundi 13 janvier particulier. À la base, la rareté de transport en commun, des embouteillages accentués la hausse des prix des motocyclistes, mieux connus sous le nom des "Wewa". De Kintambo magasin à l'UPN dans la commune de Ngaliema, de Bandalungwa à Victoire, en passant par Bayaka, Karthoum, jusqu'à Limete, un calvaire au grand dam de la population. Ce, suite au mouvement de grève enclenché par les conducteurs de bus, taxi-bus boudant la nouvelle grille tarifaire de transport en commun par l'autorité urbaine.
C'est un début de semaine très pénible pour les Kinoises et Kinois. Le transport en commun, à travers les différentes artères, a été la source de toutes les inquiétudes et incertitudes.
Il fallait s'armer de patience au niveau de divers arrêts de bus, avoir une bourse un peu fournie voire batailler dur pour se déplacer. Face à cette difficulté, les Wewa ont saisi la balle au bond pour palier la situation, mais sur fond des prix exorbitants.
En revanche, une politique de négociation de la part des clients devrait être de mise à l'image de Dousca Kabongo, habitant de Kintambo et étudiante à l'Université pédagogique nationale (UPN).
" J'ai payé 1000 FC sur mon avenue pour aller à la station Macampagne à bord de la moto, ce qui est normal. Arrivée à la station, j'ai souffert car le transport était difficile. J'ai patienté pendant un temps. J'ai alors dû négocier à 2000fc une moto. Certains motocyclistes exigeaient entre 3000 FC voire 3500 FC. Moi, j'ai l'habitude de discuter, c'est dans mon ADN. Une amie a fait Victoire UPN en "Esprit de vie", elle a payé 3000 FC. C'est vraiment triste", a explicité cette étudiante de G1 Relations Internationales.
Pour sa part, Ruth, habitant dans la commune de Ngiri-Ngiri, a déploré juste le problème des bouchons monstres à Kinshasa. " J'ai quitté la maison en se dirigeant sur l'avenue 24 vers le parking Moulaert, à Bandalungwa, pour rallier l'ISP Gombe. En début d'après-midi, la situation était plus ou moins bien, mais il y avait trop d'embouteillage. J'ai déboursé 1000 FC, c'est le prix normal", a-t-elle indiqué.
CONTRASTE AUTOUR DES PRIX
Vers 18h jusqu'en début de soirée, c'est le contraste des prix chez les Wewa. 2000 FC, de l'arrêt Maternité à Kintambo à Karthoum, dans la commune de Kasa-Vubu. Pourtant, c'est le même montant à payer de Maternité à Moulaert Bandalungwa. Pourtant le trajet n'est pas le même.
Un monde fou à Victoire pour aller à Limete, Lemba, Matete et dans le district de la Tshangu. Une bataille acharnée pour se procurer une place de choix dans les rares bus visibles.
C'est la ruée face à un bus jaune où le receveur exige 1000 FC pour Limete 16ème rue: femmes et hommes se boueculent pour trouver une place dans le vehicule, les uns étant même débout.
Au total 35 minutes d'embouteillage, du stade Tata Raphaël au boulevard Sendwe. Les conducteurs impatients se sont frayés une 3ème bande, accentuant des incompréhensions.
Kinshasa connait régulièrement le problème des embouteillages. Plusieurs routes sont détériorées et certaines, en plein réhabilitation, n'ont vu que des pierres, caillasses être jetées depuis un long moment.
Cette nouvelle grille tarifaire de transport restructurée par l'Hôtel de ville suite à la baisse de carburant est mal vue par les conducteurs de bus et taxi-bus qui évoque un manque à gagner pour eux.
Gloire BATOMENE