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Kasaï : le gouverneur Crispin Mukendi alerte Kinshasa sur les retards du projet routier Tshikapa-Kamako
Le gouvernement provincial du Kasaï a officiellement saisi le ministre national des Infrastructures et Travaux publics au sujet des lenteurs observées dans l'exécution du projet de construction de la route Tshikapa-Kamako, confié à l'entreprise TOHA Investment SARL. Dans une correspondance adressée au ministre des ITP, le gouverneur de province, Crispin Mukendi Bukasa, dresse un tableau préoccupant de l'évolution des travaux, près de deux ans après leur lancement.
Selon la note, le projet prévoit plusieurs réalisations majeures, notamment : la construction d'une route en béton bitumineux reliant Tshikapa, Kandjaji et Kamako, avec une bretelle vers Kamonia sur environ 15 kilomètres ; l'implantation de trois postes de péage et de pesage ; la réalisation d'infrastructures sociales ; l'aménagement de 10 kilomètres de voiries urbaines, dont 5 km à Tshikapa et 5 km à Kamako ; la construction d'un port sec à Kamako ; ainsi que l'édification d'un poste frontalier dans cette même cité.
Malgré cette consistance importante inscrite dans le contrat, le gouverneur affirme que les résultats obtenus à ce jour restent largement en deçà des attentes. Dans son analyse de la situation, Crispin Mukendi Bukasa indique que les travaux ont connu une deuxième interruption entre le 13 octobre 2025 et le 9 janvier 2026.
À la reprise en janvier 2026, les activités ont été limitées essentiellement à des opérations d'entretien et à quelques travaux ponctuels de terrassement. " La dynamique d'exécution demeure faible et ne correspond pas aux objectifs fixés dans le contrat ", souligne-t-il dans sa correspondance.
Pour le premier lot, couvrant le tronçon Tshikapa - Shakhuaji - Kamonia, long d'environ 70 kilomètres, le taux d'avancement physique des travaux n'atteint que 18,63 %, selon les données présentées par l'autorité provinciale.
Le gouvernement provincial déplore également la dégradation progressive de certains travaux de terrassement déjà réalisés, aggravée par les arrêts prolongés du chantier. À ce stade, plusieurs composantes essentielles du projet, notamment la mise en place des couches de structure de la chaussée, les ouvrages d'assainissement, la chaussée bitumineuse ainsi que les postes de péage, n'ont pas encore véritablement démarré.
Dans sa correspondance, l'exécutif provincial met en évidence une série de contraintes qui freinent l'évolution du projet, parmi lesquelles : les arrêts répétés des travaux en violation des dispositions contractuelles ; l'absence d'un planning clair et détaillé ; une mobilisation jugée insuffisante du matériel et du personnel ; le manque de stocks significatifs de matériaux ; l'arrêt prolongé du concasseur ; des tensions sociales autour du projet ; les conditions climatiques marquées par des pluies fréquentes dans la région.
À ces difficultés s'ajoutent, selon les autorités provinciales, des problèmes de collaboration entre certaines parties impliquées dans la mise en œuvre du projet. Face à cette situation, le gouvernement provincial estime que le projet accumule désormais des contraintes techniques, financières et organisationnelles qui entraînent un retard structurel important.
Selon l'analyse transmise au ministère des Infrastructures, si le rythme actuel d'exécution se maintient, l'achèvement de la route pourrait nécessiter plusieurs années supplémentaires, ce qui serait incompatible avec les délais contractuels initiaux. Pour relancer le projet, l'exécutif provincial insiste sur la nécessité d'une mobilisation technique plus conséquente, d'une régularisation financière et d'un meilleur respect des engagements contractuels. Le gouverneur du Kasaï rappelle enfin que, sur un linéaire global estimé à 121 kilomètres, l'essentiel des travaux réalisés reste limité aux phases préliminaires et aux terrassements. La reprise observée en janvier 2026, conclut-il, demeure insuffisante pour garantir l'achèvement du projet dans les délais prévus.
Félix MULUMBA Kalemba