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Kasaï Central: Les taxis-motos réagissent au recouvrement forcé des taxes
*Interpellée, la DGRKAC accorde un sursis temporaire.
Les rues de Kananga ont été le théâtre d’une protestation bruyante le lundi dernier. Une trentaine de taxis-motos ont manifesté leur désaccord face à la décision de la Direction générale des recettes du Kasaï-Central (DGRKAC) d’entamer une opération de recouvrement forcé des taxes et impôts liés aux engins automobiles.
Dès les premières heures de la matinée, des cortèges de motocyclistes ont sillonné la ville, convergeant finalement vers le bureau de la DGRKAC.
Un représentant du groupe a exprimé le «désarroi» des motards face à cette mesure et demandé à la DGRKAC de cibler uniquement les motos personnelles qui ne font pas le taxi et les voitures, en épargnant les taxis-motos.
Devant les locaux de la DGRKAC, les manifestants ont fait «beaucoup de bruits», comme c’est souvent le cas lors de leurs rassemblements.
Sursis de 45 jours
Après plus de deux heures de manifestations, le directeur adjoint de la DGRKAC, John Kabeya Kabeya, est sorti de son bureau pour s’adresser aux motards. Il a précisé avoir déjà eu des discussions avec certains représentants des taxis-motos, et a annoncé un sursis de 45 jours.
Durant cette période, les «chefs», c’est-à-dire les propriétaires des motos, sont invités à régulariser leur situation fiscale auprès de la DGRKAC. Les modalités de cette régularisation seront communiquées via les radios locales.
Pour l’heure, John Kabeya Kabeya a assuré que seules les motos personnelles et les véhicules feront l’objet de saisies en cas de non-paiement des taxes et impôts. Cette précision visait à apaiser la colère des taxis-motos et à différencier leur situation de celle des autres engins.
Malgré les assurances du directeur adjoint, les conducteurs des taxis-motos ont exprimé leur scepticisme. Selon leurs dires, les paroles du directeur sont «parties en vain». Car, disent-ils, «ce qui va se faire sur le terrain est tout autre». Ce manque de confiance souligne les tensions persistantes entre les motards et les autorités fiscales, et la crainte que les promesses ne soient pas tenues une fois l’opération de recouvrement lancée sur le terrain.
La situation reste donc tendue à Kananga, où la DGRKAC doit trouver un équilibre entre la nécessité de maximiser les recettes provinciales et la réalité socio-économique des acteurs du transport informel.
Félix MULUMBA