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Kananga: la dure vie des enfants casseurs des pierres
Dans la carrière de Nganza, à Kananga , dans la province du Kasaï-Central, de nombreux enfants âgés de 6 à 16 ans sont contraints d’abandonner l’école pour aider leurs parents à subvenir aux besoins de la famille en cassant des pierres.
Ces jeunes, en âge de scolarité, passent leurs journées à concasser des moellons et transporter du sable. Les filles mineures ne sont pas épargnées. Travaillant, elles aussi, dans cette carrière, elles sont exposées aux risques des violences sexuelles, des infections et de grossesses non désirées.
Un jeune âgé de 9 ans, est un exemple de ces enfants exploités dès leur plus jeune âge. Toute sa famille travaille dans la carrière pour subvenir à leurs besoins, malgré les dangers et les blessures qui en découlent.
«Mon père fabrique les briques cuites quelque part, ma mère se donne beaucoup à la concasse manuelle des cailloux depuis un temps et mes deux sœurs transportent du sable à vendre par seau. Moi, je suis chargé d’aller prendre les moellons, à l’insu des agents de sécurité de l’entreprise Arab Contractor», raconte-t-il. «Toute notre famille fréquente ce lieu et nous avons toujours de quoi manger grâce à ce travail de risque qui a déjà amputé le doigt de ma mère par marteau» relate-t-il.
Cette situation perdure, alors que l’enseignement de base a été rendu gratuit en République démocratique du Congo. «La seule issue pour ces enfants est l’intervention des structures de protection des droits de l’enfant afin que ces derniers réintègrent le circuit scolaire», suggère un orienteur scolaire.
Pour rappel, une équipe de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Kasaï-Central a effectué une descente dans la carrière de Nganza, sans que cela ne change le dort de ces efnants devenus casseurs des pierre malgré eux.
Félix MULUMBA KALEMBA/CP