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Journée internationale des veuves : Léonnie Kandolo s’engage à aider les veuves à surmonter leurs défis
La Journée mondiale des veuves, célébrée chaque année le 23 juin, revêt une importance significative dans le combat pour les droits des femmes isolées par le décès de leurs conjoints. Cette journée met en lumière les difficultés spécifiques auxquelles sont confrontées les veuves, qui souvent évoluent dans l’ombre et la négligence sociale et économique.
A l’occasion de cette journée, le ministère du Genre, Famille et Enfant, a lancé hier lundi 24 juin à Kinshasa des activités relatives à cette célébration. Celles-ci consisteront à réaliser pendant la quinzaine sur l’éducation financière des veuves ainsi que la sensibilisation sur les droits successoraux. Des dames veuves ou non ont été édifiées lors de ce rendez-vous.
Pour cette année, les Nations unies ont retenu pour thème : les veuves et orphelins face aux défis sécuritaires : » agissons ensemble « . Le ministère du Genre a, à travers l’Office nationale pour la promotion de la famille, retenu le thème suivant : » Promotion de la stabilité des veuves « .
A l’occasion, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Léonnie Kandolo Omoyi, a relevé que la RDC connait un taux élevé de veuves causé, non seulement par des morts naturelles de leurs maris mais aussi par de multiples conflits armés.
Tout en connaissant la lutte, Léonnie Kandolo s’est engagée en tant que veuve, à être aux côtés de ces femmes pour les aider à surmonter les défis auxquels elles sont confrontées.
Reconnaître les droits et la situation des veuves
Le numéro 1 du Genre en RDC, a également évoqué les multiples efforts du gouvernement de la République dans la recherche du bien-être de la famille, notamment dans la révision du code de la famille en juillet 2016 ; l’adoption de la loi portant protection de l’enfant ; la masculinité positive y compris les multiples initiatives d’autonomisation et des subventions accordées à l’entrepreneuriat des femmes par le Gouvernement et ses partenaires.
« La journée mondiale des veuves doit constituer pour nous une occasion de réflexion sur le caractère vulnérable de ces dernières ainsi qu’une opportunité pour les aider à comprendre qu’elles constituent une couche active de la population appelée à jouer un rôle participatif pour le développement de notre cher et beau pays« , a-t-elle fait savoir.
Aujourd’hui, plus que jamais, a-t-elle poursuivi, cette journée est l’occasion d’agir et de faire en sorte que les droits et la situation des veuves soient reconnus. Il s’agit notamment de leur fournir des informations sur l’accès à une part équitable lors de la dissolution du régime matrimonial afin de liquider le patrimoine conjugal.
Le représentant de l’Onu Femmes, Martin Masumbuku, a indiqué que chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits des veuves, les droits des femmes ou le développement durable. Ces journées permettent au système des Nations unies, au pouvoir public et à la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.
Pour lui, la célébration de cette journée internationale des veuves chaque année est une étape importante au niveau mondial et national vers la fin de cette discrimination, et pour promouvoir la protection universelle de leurs droits.
A l’en croire, les femmes veuves sont souvent victimes de beaucoup d’injustices et de discriminations sociales en RDC. Le décès du conjoint entraîne automatiquement la perte de tous les droits de la femme veuve. Spoliation des biens, privation de l’héritage et soumission dégradante la part des membres de belle famille sont les quelques faits couramment vécus lorsqu’une femme congolaise perd son mari. Cependant, ces femmes qui perdent leurs maris subissent une grande perte, elles continuent de contribuer de manière cruciale à la vie de leurs familles.
» Nous demandons à tous les défenseurs de l’égalité des sexes de nous rejoindre et de faire entendre leurs voix afin que des mesures soient prises pour autonomiser les veuves dans le cadre des efforts visant à promouvoir le niveau économique des femmes, en particulier en renforçant leurs droits à la terre, à la propriété et à l’héritage« , a plaidé M. Martin Masumbuku.
Place respectée pour les veuves
Il a enfin, déploré l’absence de données solides et fiables qui reste l’un des principaux obstacles à l’élaboration de politiques et de programmes d’élimination de la pauvreté, de la violence et de la discrimination dont sont victimes les veuves. Plus de recherches et de statistiques ventilées par statut matrimonial, sexe et âge sont nécessaires pour mieux évaluer l’incidence de leur maltraitance.
Ainsi, Martin Masumbuku a plaidé pour que toutes les veuves occupent une place respectée dans la société et pour qu’elles aient accès à la protection juridique et sociale, de sorte qu’elles puissent vivre en paix et pleinement réaliser leur potentiel.
Par contre, le Directeur général a.i de l’Office national pour la promotion de la stabilité de la famille, (Onaf), Désiré Iseloko Bokungu, est d’avis que la stabilité des veuves est essentielle pour lutter contre les usurpations de droits et construire une société plus équitable.
L’Onaf invite à promouvoir la stabilité de la veuve, pour que sa voix soit entendue et ses droits préservés. En lançant un vibrant hommage à la ministre de tutelle, Désiré Iseloko Bokungu s’est engagé, au nom de l’Onaf, à accompagner la stabilité et à protéger les droits des veuves.
Au niveau du droit international, les droits des veuves sont garantis par la Déclaration universelle des droits de l’homme, la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes et la convention relative aux droits de l’enfant. Au niveau national, la République démocratique du Congo met en place quelques instruments juridiques pour pallier les différentes discriminations. Il s’agit entre autres, de la Constitution du 18 février 2006 ; du Code de la famille révisé ; du plan stratégique national de lutte contre les violences basées sur le Genre.
Tricya MUSANSI