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Journée internationale de la langue maternelle : La délégation générale à la francophonie plaide pour plus de place pour les langues congolaises à l’école
La journée internationale de la langue maternelle, célébrée le 21 février, est l’occasion de rappeler l’importance des langues maternelles dans notre société. En République Démocratique du Congo (RDC), le Délégué Général à la Francophonie, Mabiala Ma-Umba appelle à donner plus de place aux langues maternelles congolaises dans le système éducatif.
Alors que le monde célèbre la journée internationale de la langue maternelle, la Délégation Générale à la Francophonie en RDC rappelle l’importance de promouvoir le plurilinguisme à l’école. Bien que le français soit la langue officielle du pays, les langues congolaises ne doivent pas être délaissées, surtout au niveau de l’enseignement primaire.
D’après le Délégué Général à la Francophonie, Mabiala Ma-Umba , de nombreux enfants congolais ont connu l’échec scolaire voire abandonné leurs études, car ils ne comprenaient pas le français enseigné dès le primaire. Or, il est plus logique d’utiliser durant les premières années la langue que parlent déjà les enfants.
Pour éviter de tels « drames« , la Délégation générale à la Francophonie encourage les enseignants, les parents et les responsables du secteur éducatif à travailler ensemble afin de favoriser l’utilisation des langues nationales et des « langues du milieu » durant les premières années de l’école primaire, conformément à la loi-cadre sur l’enseignement
» C’est pour prévenir ces drames que la Délégation générale à la Francophonie encourage les enseignants, les parents, les responsables du secteur éducatif et toutes les institutions du pays à travailler la main dans la main pour que nos langues nationales ainsi que les langues du milieu soient effectivement et efficacement utilisées durant les trois premières années de l’école primaire, comme le préconise la loi-cadre sur l’enseignement « , explique le Délégué Général à la Francophonie.
M. Mabiala Ma-Umba soutient que des études menées dans le cadre du programme ÉLAN de l’OIF montrent que les enfants apprennent mieux le français lorsque les bases sont d’abord acquises dans leur langue maternelle. Pourtant, la réalité dans de nombreuses écoles congolaises reste différente.
» Il est en effet logique qu’on utilise la langue que les enfants parlent et comprennent quand ils vont à l’école pour la première fois, pendant les premières années de leur scolarité et que le français ne soit qu’une matière d’enseignement jusqu’à ce que, progressivement, petit à petit, ces enfants maîtrisent le français. C’est à ce moment-là que le français peut devenir langue d’enseignement. Des recherches menées dans le cadre du programme ÉLAN (École et Langues Nationales) ont d’ailleurs montré que les enfants apprennent mieux le français s’ils commencent les apprentissages de base dans leurs propres langues « , rappelle-t-il.
Le délégué général en appelle donc à une meilleure application de la loi, avec le soutien de tous les acteurs concernés. Les enseignants doivent se former à l’enseignement bilingue et les parents d’élèves être impliqués. L’objectif est de donner à chaque enfant les meilleures chances de réussite, tout en préservant la diversité linguistique du pays.
Le programme ÉLAN, initié par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), vise à promouvoir un enseignement bi et plurilingue dans les pays membres, notamment en Afrique, afin d’améliorer la qualité de l’apprentissage pour les enfants dont le français n’est pas la langue maternelle.
L’OIF, en tant que cadre de concertation politique et espace de coopération, encourage non seulement la promotion de la langue française, mais également la diversité culturelle et linguistique au sein de la Francophonie.
En encourageant l’utilisation des langues locales à l’école, la Délégation Générale à la Francophonie entend contribuer à la fois au développement de l’éducation en RDC et à la promotion des langues congolaises au sein de l’espace francophone. Christian-Timothée MAMPUYA