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IRRÉGULARITÉS DANS LE DOSSIER KAMERHE : Le député Christian Mwando dénonce : " Lorsqu'il y a un faux, le dossier doit être rejeté"Le député Christian Mwando dénonce : " Lorsqu'il y a un faux, le dossier doit être rejeté"
Le député national, proche de l'opposition, Christian Mwando Simba, a fustigé, hier mardi 23 septembre, les irrégularités dans la démarche de la destitution de Vital Kamerhe notamment le traitement des pétitions truffées de signatures des individus qui ne sont pas des élus nationaux, d'autres signatures reprises doublement. Membre de Ensemble pour la République, Christian Mwando s'est dit stupéfait de la violation du droit qui stipule que lorsqu'il y a un faux, tout dossier doit être rejeté.
"Ce sont des principes élémentaires du droit. Le faux corrompt tout. Lorsqu'il y a un faux, le dossier doit être rejeté", a indiqué le député national, Christian Mwando.
Il a, en outre, fait savoir que le règlement intérieur de l'Assemblée nationale a été enfreint lors de la présentation de la Commission spéciale, car des textes prévoient qu'il y ait deux parties à savoir les pétitionnaires d'une part et la Commission de l'autre.
"Dorénavant, en RDC, on peut être juge et partie. Parce que le règlement intérieur nous dit que lorsqu'on constitue la Commission il y a deux parties : il y a des pétitionnaires et des personnes contre lesquelles l'action est dirigée. Or dans la Commission que nous avons instaurée, il y a des pétitionnaires. Donc il y a une partie qui est juge. Qu'on acte cela que dans ce pays on peut être juge et partie", a fustigé ce député national.
En dépit de toutes ces irrégularités, Vital Kamerhe a préféré démissionner de son poste de président de l'Assemblée nationale, le lundi 22 septembre avant la suite normale du processus.
L'Union pour la nation congolaise ( UNC), parti cher au désormais ex-speaker de la Chambre basse du Parlement et certains observateurs avertis voient dans la célérité de cette démarche comme un complot orchestré par le parti au pouvoir dans sa tentative d'un éventuel glissement après 2028.
En revanche, les pétitionnaires dont l'initiateur Crispin Mbindule, reprochent l'ancien speaker de l'Assemblée nationale notamment la gestion opaque des fonds parlementaires et du manque d'alignement sur les priorités du pouvoir.
Parmi les cibles des pétitionnaires, la questeure, Dominique Munongo Inamizi, a, elle aussi, déposé sa démission. Alors que pour le moment, le rapporteur, le rapporteur adjoint et la questeure adjointe continuent à faire de la résistance. Et pour combien de temps ?
GB