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Inondations à Tshangu : Un Tsunami version Kinshasa !
*L’Est de la capitale coupée du reste de la ville, cauchemar pour des voyageurs obligés d’emprunter les navettes pour l’aéroport international de N’Djili.
La soirée du samedi 05 avril aura été l’une des plus cauchemardesques pour les Kinois. Principalement, les habitants du district de la Tshangu, dans la partie Est de la capitale. Tenez. Après la pluie qui s’est abattue sur la ville dès l’entame du crépuscule, le vendredi 04 jusqu’aux environs de 10heures du samedi 05 avril, une véritable catastrophe naturelle a secoué la mégalopole rd congolaise. Il s’agit des inondations que d’aucuns considèrent comme les plus spectaculaires de l’histoire de l’ex-Léopoldville.
Si au niveau de la ville basse, certaines artères se sont soudaines transformées en ruisseaux artificiels, alors c’aura été le moindre mal, par rapport au drame qu’ont vécu, toutes proportions gardées, les habitants des quartiers Salongo de Limete et «Vallée» de Masina. Car, les eaux de la rivière N’Djili qui sépare le district de la Tshangu d’autres entités politico-administratives de Kinshasa, sont sorties de leur lit. Sur le plan foncier et environnemental, les dégâts causés par cette catastrophe naturelle sont importants. Et peut-être même innombrables.
Au quartier Salongo de Limete, par exemple, toutes les habitations riveraines se sont retrouvées sous les eaux en furie. Ce qui a entrainé un déménagement forcé et massif des habitants sinistrés. Le salut étant dans la fuite, ces derniers ont tout abandonné à la merci des eaux. Seuls quelques objets légers ont été jetés sur les toits des maisons. Mais sans aucune certitude de les retrouver, une fois le sinistre est passé.
Ce qui alimente la curiosité de plus d’un, est le fait de constater que ces inondations, parties du pont N’Djili, en plein bld Lumumba, ont envahi «Shekinah Tabernacle «, lieu de culte des croyants du message de William Marrion Branham, bien connu des Kinois. Dire que même la station-service située juste à deux doigts du temple des Branhamistes, n’a pas non plus été épargnée.
Bien plus, les eaux ont même détruis et emporté, à quelques niveaux, des séparateurs en béton, dosés à 400. Les polytechniciens et autres ingénieurs, spécialistes en constructions de ponts en savent quelque chose. Il s’agit des blocs construits avec 8 sacs de ciments au m3 du béton.
TOUS BLOTTIS DANS LEURS ETAGES
A «Vallée», nouveau quartier aménagé sur un terrain marécageux, derrière l’église «Arche de l’Alliance», dans la commune de Masina, le décor n’a rien à envier à celui du quartier Salongo voisin. Ici, tout flotte. Des taudis et autres baraques emportés. Des maisons basses, submergées à près de 70%, se sont transformées en nids de frai ou nids de poissons.
On rappelle que dans ce coin de la commune de Masina, seuls les occupants des maisons en étage, la peur aux tripes, se sont partiellement mis à l’abri du drame. Car, ils ont réussi à occuper les niveaux de leurs apparts, non atteints par les inondations. Mais, malgré cet avantage comparatif défendable, ils restent blottis dans leurs chambres, attendant que les eaux baissent.
CAUCHEMAR POUR LES VOYAGEURS
La situation est allée de mal en pis, hier dimanche 6 avril. En tout cas, pas de circulation automobile, soit pour entrer dans Tshangu, soit pour en sortir. Tous les automobilistes, en provenance du Centre-Ville, des Communes de Matete ou de Lemba, s’arrêtaient au niveau de saut-de-mouton entre les quartiers Salongo de Limete et De Bonhomme Matete. Inversement, tous les transporteurs en commun, et même les véhicules privés, véhicules venant de Maluku, N’Sele (Bibwa, Mpasa….) ne pouvaient dépasser l’entrée de la Route Abattoir. Tous s’arrêtaient au niveau des quartiers I N’Djili et Masina.
Si les habitants des quartiers riverains de N’Djili ont pleuré leurs maisonnées, nombreux sont ceux qui devraient voyager hier dimanche mais qui, à cause de ces inondations, n’auraient peut-être plus voyagé. Non pas pud fait de leur propre gré, plutôt à cause de l’impossibilité d’atteindre l’aéroport international de N’Djili par route.
Pour contourner cet obstacle, le Gouvernement central, dans un communiqué relayé par l’Agence congolaise de presse (ACP), a exhorté les personnes intéressées d’emprunter les navettes à partir du Beach Ngobila et atteindre l’aéroport de N’DJili par voie fluviale. Quitte à descendre, soit au Safari Beach, soit à Kinkole. Delà, ils emprunteront la route pour l’Aéro. Ce qui oblige les voyageurs à débourser des frais supplémentaires et non-prévus. Hélas !
Grevisse KABREL