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Ventes timides au rond-point Ngaba
Alors que la rentrée scolaire c’est dans quelques heures, après deux mois loin des salles de classe, préparer la rentrée des classes des enfants reste un véritable casse-tête pour les parents du fait qu’ils doivent acheter des fournitures scolaires pour leurs progénitures dont les prix ont sensiblement augmenté. Des soucis également pour les vendeurs d’objets classiques qui n’arrivent pas à faire de bonnes affaires.
» Contrairement à l’année passée, cette année, les moyens financiers font défaut vu le taux de change sur le marché « , a témoigné une mère de famille.
» Nous avons toutes les fournitures scolaires. Nous recevons des parents qui ne viennent que par curiosité pour demander les prix sans acheter. Ce qui rend les ventes très timides « , s’est plaint un vendeur au rond-point Ngaba
Les vendeurs de baskets (ketchs) et de sacs à dos sont logés à la même enseigne que leurs collègues d’articles scolaires. Les ventes s’y font également timidement. Les couturiers, quant à eux, se plaignent de la baisse des commandes. La majorité des écoles dans la capitale congolaise font confectionner leurs propres uniformes qu’elles revendent aux parents d’élèves. Ce qui occasionne la baisse des commandes.
» Les parents préfèrent acheter les uniformes prêt-à-porter à l’école car ils sont inclus dans les frais scolaires « , s’est lamentée une couturière.
Les parents estiment qu’il vaut mieux du prêt-à-porter que dépenser encore de l’argent dans l’achat d’un uniforme en tissu bleu-blanc.
Certains enfants dont les conditions de vie sont très précaires ainsi que celles de leurs parents n’attendent pas que les parents leur fournissent des objets classiques. Ils se débrouillent eux-mêmes en se faisant vendeurs à la criée.
» Jusqu’à présent, mes parents n’ont pas encore payé les fournitures scolaires, faute d’argent, car elles sont de plus en plus chères« , explique un enfant dont les parents sont dans l’impossibilité de lui payer les objets classiques. Sermie Maria TABA/Stagiaire UCC