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Une nouvelle rébellion annoncée dans la province de la Mongala
Va-t-on vers une nouvelle rébellion ? La question vaut son pesant d’or depuis que des sénateurs ont tiré la sonnette d’alarme. Cette faction armée aurait vu le jour dans la province de Mongala, au Nord-Ouest du pays, révèle l’Agence congolaise de presse.
Un sénateur a alerté, jeudi l’assemblée plénière du Sénat de la République démocratique sur une rébellion en gestation, dans la province de la Mongala, dans la partie ouest du pays, dans une motion d’information.
«Pendant mon séjour à Mongala, Je suis à 130 kilomètres de la ville de Lisala chef-lieu de la province de la Mongala. J’ai reçu six chefs de groupement venus me dire qu’ils ne savent où aller. Nous avons une grande forêt qu’on appelle Limbo. Ils ne peuvent plus se rendre là-bas, parce qu’il y a une rébellion en gestation», a alerté le sénateur Bienvenu Essimba.
«On est parti de la constatation selon laquelle, à chaque fois que des jeunes gens allaient faire des activités champêtres, ils ne rentraient pas. Même les femmes qui faisaient la cueillette ou d’autres activités, elles ne pouvaient pas rentrer, parce qu’il y avait une bande organisée dans cette forêt. Ce sont des gens qui tuent. Et deux ou trois semaines après la décomposition des corps, ils récupèrent les ossements pour aller les vendre au Cameroun via la ville de Zongo, en étroite collaboration avec des compatriotes congolais. Au jour d’aujourd’hui, on dénombre plus de vingt disparus», a-t-il révélé.
Une mission sécuritaire
Selon l’élu des élus de la Mongala, l’autorité politico-administrative du ressort a diligenté en vain une mission sécuritaire mixte armée nationale et la police. «Malheureusement, ces gens ont pris la poudre d’escampette. Ils ont vu que les rebelles en question sont lourdement armés. Les informations à notre possession indiquent que, parmi les personnes trouvées dans la forêt, il y a aussi des Rwandais. La situation demeure pendante», a-t-il renchéri.
Il a ainsi sollicité de la plénière qui, est l’organe suprême de la chambre haute du Parlement, pour que le plus rapidement possible, une mission d’enquête soit mise en place et descendre sur terrain.
Le sénateur Essimba a proposé que cette mission soit composée des vice-Premiers ministre de la Défense et de l’Intérieur, d’autres chefs des corps et quelques sénateurs, afin d’établir les responsabilités et résoudre le problème le plus rapidement possible.
Stratagème de Kagame
Le sénateur a rappelé qu’il y a trois ans, la République centrafricaine avait signé un accord sécuritaire avec le Rwanda. Il a dit craindre que les stratagèmes Kagame, démantelés dans la partie Est de la République, puissent être réédités dans l’ouest du pays, afin de prétendre sécuriser le régime de Faustin-Archange Touadéra en Centrafrique et infiltrer le système sécuritaire congolais pour commencer à attaquer l’ouest de la République.
«Déjà, la partie Est du pays est occupée par le Rwanda et nous ne pouvons pas permettre à ce que la partie ouest soit encore occupée par une rébellion», a-t-il conclu. Préoccupé par ce témoignage, le président du Sénat Jean-Michel Sama Lukonde a promis de saisir les ministres directement concernés par la situation afin de voir comment statuer sur ce dossier. Il a aussi suggéré que la mission d’enquête à diligenter soit également composée des députés nationaux.
FDA/ACP