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Un policier tabasse copieusement un receveur qui l’a injurié
Un receveur a été sauvagement tabassé dans la soirée d’hier jeudi 7 septembre courant par un policier en civil à l’arrêt de bus dans la commune de Bandalungwa. A l’origine de cette situation malheureuse des injures que le receveur a proférées à l’endroit du policier qui n’a pas payé l’argent du billet en lui présentant en lieu et place sa carte d’agent de l’ordre.
Les faits se sont déroulés vers 21 heures. Le jeune receveur voulait à tout prix voir la carte de laissez-passer du policier qui lui donnait droit de ne pas payer le ticket, alors qu’il n’était pas en tenue de service.
Une fois à l’arrêt, le receveur s’est mis à collecter l’argent de ticket auprès de chaque passager comme d’accoutumée. L’incident s’est produit lorsque c’était le tour du policier, qui était assis sur le banc d’avant, que l’agent de l’ordre présumé lui a exhibé, en lieu et place des billets de banque, sa carte d’agent de l’ordre. Dans cette obscurité, alors que le receveur, comme d’habitude, tenait à vérifier l’authenticité de cette carte, et profitant du demarrage du véhicule pour injurier le policier le qualifiant de rêveur. Un acte du reste incivique et condamnable par la loi.
Cette plaisanterie de mauvais goût n’a pas plu à l’agent de l’ordre. Il ne s’est pas fait prier deux fois pour rendre au receveur sa monnaie de change en le couvrant également d’injures avant de le rouer des coups de poing. Le pauvre receveur en est sorti avec deux dents en moins de la mâchoire supérieure. Les coups de poing de l’agent de l’ordre ont plu sur le receveur qu’il en a perdu connaisance.
Son forfait réalisé d’une manière violente, le policier boxeur n’a pas demandé son compte pour prendre le large, laissant sa victime toute groggy et les passagers sous le choc. Ces derniers, très compatissants au malheur survenu au receveur, ont pris la charge de le transporter à un hôpital le plus proche, suivis du chauffeur qui a pris soin de garder l’argent des recettes du jour.
Cette scène a déplu à la population qui a assisté impassible de sorte qu’elle s’est sentie traumatisée. Elle a éprouvé un sentiment de révolte vis-à-vis de ce policier bien connu dans les parages du sous-ciat de Moulaert dans la commune de Bandalungwa. Johny KANKONDE MUYA,stagiaire /Ifasic