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SUR SA DÉMISSION DE LA VICE-PRÉSIDENCE DU SÉNAT, Bahati Lukwebo : "Je croyais m'être bien expliqué mais voilà..."
Modeste Bahati Lukwebo a déposé, hier mercredi 18 mars, sa démission au poste de deuxième vice-président du Sénat, au lendemain du dépôt d'une pétition de destitution initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya (UDPS) et signée par plusieurs élus. Il a justifié cette décision, de par sa nature non conflictuelle avec son entourage en général et de surcroît avec ses collègues au sein de la Chambre haute du Parlement.
"Je croyais m'être bien expliqué, mais voilà. Dans ma nature, je n'aime pas la confrontation, j'ai préféré déposer ma démission", a-t-il déploré.
Et d'ajouter : "Je me disais que ça ne sert à rien d'engager un bras de fer avec mes collègues. De toutes les façons, quand on reçoit un mandat, on doit se préparer à le quitter à tout moment. Comme il y a eu des incompréhensions à la suite de ma déclaration, je croyais avoir été compris en disant qu'il faut beaucoup travailler sur l'homme, sur sa mentalité et son comportement pour espérer que le texte soit bien appliqué" , a indiqué Bahati Lukwebo.
Dans le lot de griefs, des accusations d'incompétence, un manque de respect envers les institutions et des déclarations controversées sur une possible révision de la Constitution du 18 février 2006 dans lesquelles il s'oppose à un 3ème mandat du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, conformément à l'article 220 de la loi suprême du pays.
Cette disposition stipule que le mandat du président de la République est de cinq ans, une fois renouvelable. Donc, aucun Congolais au sommet de l' État ne peut exercer le pouvoir au-delà de dix ans.
Cette démission survient également après des prises de distance au sein de son propre regroupement politique, l'AFDC-A. Des membres de cette plateforme avaient appelé M. Bahati à en tirer les conséquences politiques.
Ancien président du Sénat (2019-2024), Modeste Bahati Lukwebo occupait ce poste de deuxième vice-président depuis les élections législatives de 2023.
Parallèlement, l'Assemblée plénière du Sénat a mis en place, hier mercredi 18 mars une commission spéciale chargée d'examiner la pétition contre le sénateur Bahati.
Cette commission, apprend-on de la cellule de communication de la Chambre haute du Parlement, est composée essentiellement de 27 membres (sénateurs) issus de groupes provinciaux désignés ainsi par leurs bureaux respectifs à raison d'un sénateur par groupe provincial, excepté la ville de Kinshasa qui a désigné deux sénateurs.
Ladite commission va statuer sur cette pétition dans un délai de 72 heures pour rendre son rapport à la plénière.
A titre de rappel, la pétition initiée par le sénateur Dany Kabongo, aurait déjà recueilli 83 signatures des sénateurs. Ceux-ci reprochent à Modeste Bahati une incompétence dans l'exercice de ses fonctions.
Gloire BATOMENE