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Sénat : Bahati désavoué
À Kinshasa, le Sénat met les points sur les i. Dans un communiqué rendu public le 07 mars, la Chambre haute du Parlement a pris ses distances avec les propos du deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, sur la réforme de la Constitution. Selon le Sénat, ces déclarations " l'ont été à titre strictement personnel " et n'engagent " en aucune manière l'institution sénatoriale ". Ce désaveu traduit la volonté de protéger la neutralité institutionnelle, la cohésion et la stabilité du Sénat, dans un contexte politique explosif.
Le Bureau rappelle que les institutions de la République doivent rester des espaces de responsabilité politique et ne peuvent devenir des tribunes pour des prises de position individuelles susceptibles d'alimenter les fractures et les tensions. L'objectif est d'éviter que les dissensions internes ne brouillent le message de solidarité nationale en cette période cruciale de l'histoire du pays.
L'épisode Bahati met en lumière les fractures au sein de l'Union sacrée de la Nation. Certains cadres appellent à la prudence, tandis que d'autres revendiquent ouvertement l'ouverture du débat constitutionnel. En se désolidarisant officiellement des propos de Bahati, le Sénat confirme sa neutralité et évite que la Chambre haute ne devienne l'arène d'un affrontement politique prématuré.
LA BATAILLE DES MOTS
Au-delà de la polémique, cet épisode illustre une constante de la vie politique congolaise : les débats constitutionnels ne sont jamais de simples discussions juridiques. Chaque mot prononcé pèse lourd dans un pays confronté à des défis sécuritaires majeurs et à une scène politique fragmentée.
À Kinshasa, une chose est claire : le débat sur la réforme constitutionnelle est désormais ouvert et s'annonce comme l'un des grands champs de confrontation politique des prochains mois. La bataille des mots avant la réforme n'a fait que commencer.
Jérémie ASOKO & César IPOKA