Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Scandale à l'EPST Kasaï-Central : fraudes dans la sélection des intervenants à la dissertation
Un scandale à l'enseignement primaire, secondaire et professionnel dans la province éducationnelle Kasaï-Central 2, précisément dans le territoire de Luiza, suite à des allégations de mauvaise gestion dans la mise en place des intervenants pour les épreuves de dissertation. Monsieur Jean Nzadi, initiateur du mouvement de la jeunesse panafricaine, a lancé une dénonciation pointant du doigt des irrégularités, majeures dans le processus de sélection.
Selon Jean Nzadi, Inspecteur principal provincial (IPP), Didier Mangi Bayobo aurait procédé à une sélection des intervenants qui "ne reflète ni l'expérience ni l'engagement professionnel". Pire encore, ces choix auraient été "guidés exclusivement par les recommandations" du Gouverneur et du vice-Gouverneur de la province, favorisant ainsi des critères politiques au détriment de la compétence.
Cette dénonciation fait état de plus de 80 personnes "non reconnues dans le circuit éducatif" qui auraient été privilégiées, écartant des inspecteurs effectifs et régulièrement en service. Jean Nzadi affirme que la liste des intervenants inclut des profils totalement inadaptés à la supervision d'épreuves académiques : des "commerçants comme Kanku Mbamba Albert, Majita Madabala, Muanda Muanda Trudon peintre, des menuisiers, ainsi que des chômeurs et petits ramasseurs", tous affectés comme superviseurs de centres. "Une telle situation remet en cause la crédibilité et le sérieux du système éducatif", dénonce Jean Nzadi.
Réponse de l'IPP Didier Mangi Bayobo
Face à cette "dérive administrative", l'initiateur du mouvement de la jeunesse panafricaine exhorte la ministre de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté à prendre des "dispositions urgentes pour recadrer cette dérive, restaurer la transparence, et garantir le respect des normes dans le secteur éducatif".
Contacté au sujet de ces accusations, l'Inspecteur principal provincial Didier Mangi Bayobo a rejeté catégoriquement une partie des allégations. Il affirme "ne reconnaître aucun engagé non inspecteur qui est en train de diriger les centres". Mangi Bayobo a tenu à clarifier que "le chef de centre et son adjoint sont des inspecteurs", confirmant ainsi que les postes de haute responsabilité sont bien occupés par des professionnels reconnus.
Cependant, concernant les postes de superviseurs et de secrétaires, l'IPP a offert une explication qui éclaire la controverse. Il indique travailler avec des "partenaires" tels que les bureaux de gestionnaires, l'Anapeco, la société civile et les ONG de l'éducation. Selon ses propos, "si le partenaire a envoyé son personnel, ce n'est pas à nous de poser la question de savoir si ce dernier est enseignant ou pas".
Pour Daniel Ntumba, membre de la société civile locale, la réponse de l'IPP Mangi Bayobo, si elle tente de justifier la présence du personnel non-inspecteur, n'éteint pas entièrement la polémique. Elle soulève, selon Daniel Ntumba, de nouvelles interrogations sur la diligence raisonnable exercée par l'IPP dans la vérification des profils envoyés par les "partenaires" et sur les critères de sélection de ces derniers. "La collaboration avec ces entités garantit-elle la compétence et l'intégrité nécessaires pour des fonctions de supervision dans un examen national crucial ?", s'interroge-t-il.
Félix Mulumba Kalemba