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Sankuru : le tandem désigné pour le gouvernorat divise l'Union sacrée
* Kabuya et Aselo défient le choix imposé par Mbata
À l'approche de l'élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Sankuru, des tensions ouvertes émergent au sein de l'Union sacrée de la Nation, plateforme politique soutenant le président Félix Tshisekedi. En cause, le choix controversé du ticket porté par André Mbata, secrétaire permanent de ladite coalition.
Dans un communiqué récemment rendu public, André Mbata a officialisé la désignation du candidat gouverneur, Jules Lodi Emongo et de son colistier, Charles Motomoke. Une décision qui n'a pas tardé à susciter une vive contestation, notamment au sein de l'UDPS, principal parti de la majorité.
Sans détour, Augustin Kabuya, secrétaire général de l'UDPS, et son adjoint Daniel Aselo ont exprimé leur désaccord face à ce choix. Devant les cadres et militants de son parti, Augustin Kabuya a affirmé ne connaître Jules Lodi que depuis les élections de 2023, par l'entremise de Daniel Aselo. Il a, à cette occasion, marqué son opposition à cette candidature, insistant sur la nécessité de privilégier les acteurs qui ont une longue expérience et une implication avérée dans la lutte du parti.
UN CHOIX SANS CONCERTATION
Selon plusieurs sources concordantes, André Mbata aurait imposé ce choix sans concertation préalable avec les présidents des regroupements politiques membres de l'Union sacrée. Une méthode jugée cavalière par certains cadres, qui dénoncent un manque de consensus dans un contexte politique pourtant sensible.
Par ailleurs, alors que l'UDPS et l'AAAP de Tony Kanku figurent parmi les forces majoritaires au sein de l'organe délibérant du Sankuru, la posture d'André Mbata alimente davantage les critiques. Certains observateurs n'hésitent plus à évoquer une centralisation excessive des décisions, le présentant comme le principal artisan, voire l'unique maître à bord de ce processus électoral.
Dans ce climat de dissensions internes, une question persiste : André Mbata détient-il, à lui seul, les rênes de l'Union sacrée dans ce dossier ? L'issue de l'élection du Sankuru pourrait bien apporter des éléments de réponse à cette interrogation et révéler l'ampleur réelle des rapports de force au sein de la majorité présidentielle.
César IPOKA