Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
La publication sur les réseaux sociaux d’un ordre de mission collectif attribué au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), mentionnant notamment des personnes présentées comme les épouses de…
Prison de Makala : Firmin Mvonde libère 125 détenus en situation irrégulière
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, a procédé, hier lundi 16 février, à la libération de 125 détenus en situation irrégulière au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-prison de Makala. C'était au terme d'une visite d'inspection effectuée dans cette maison carcérale, visant à s'enquérir des conditions carcérales des prisonniers.
Le Procureur général près la Cour de cassation a effectué hier une visite d'inspection dans trois missions, les trois rentrant dans le cadre de sa mission en tant que Haut magistral du parquet civil. Celle de répondre aux instructions du Magistrat suprême du pays, Félix Tshisekedi, consistant à redresser l'appareil judiciaire et à restaurer l'autorité de l'Etat.
Au terme de cette visite, Firmin Mvonde s'est dit satisfait des conditions de vie des pensionnaires de l'ex-Prison centrale de Makala. Au passage, il a salué le travail des autorités pénitentiaires.
" Les conditions de vie des prisonniers sont bonnes parce qu'ils ont l'eau, ils ont à manger. Il y a des réserves de nourriture et en cela nous félicitons l'équipe dirigeante de la prison pour toutes les initiatives qu'elle prend pour subvenir aux besoins des prisonniers. L'infirmerie aussi travaille comme il se doit. Et c'est dans ce cadre aussi que nous félicitons et encourageons le Gouvernement pour pouvoir user de ce qui est à son pouvoir pour subvenir aux besoins des prisonniers tant sur les plans humanitaire que sanitaire", s'est réjoui le PGCASS.
En outre, il a affirmé avoir déjà annoncé cette visite de routine lorsqu'il avait réuni tous les chefs d'offices de la ville de Kinshasa le lundi 9 février. " Lundi passé, j'ai eu une grande réunion avec tous les chefs d'offices de la ville de Kinshasa. A cette occasion, j'annonçais déjà que je reprenais mon bâton de pèlerin pour les prisons que quelques temps que je n'avais pas encore visitées. Pour moi, c'est une visite de routine qui reprend. Donc, ce n'était pas ponctuel, mais ça rentre dans les habitudes ", a déclaré Firmin Mvonde, expliquant le bienfondé de sa première mission.
CONTROLER LE TRAVAIL DES MAGISTRATS
Quant à la deuxième mission du Procureur général près la Cour de Cassation, elle était tout à fait humanitaire, d'autant plus qu'en tant humain, il se disait obligé de rendre visite aux prisonniers qui avaient encore tout leur caractère humain bien qu'étant en prison.
"Il faut en deuxième lieu être près de ceux qu'on envoie à la prison. Ils ne sont pas des animaux, ils ne sont pas des bêtes. Il faut voir dans quelles conditions ils vivent ", a-t-il dit.
La troisième mission a consisté à contrôler le travail des magistrats en ce qui concerne le respect des conditions de détention des personnes en prison. " En troisième lieu, note Firmin Mvonde, lorsque j'examine les causes qui ont fait qu'ils soient en prison, je me rends compte qu'il y en a qui peuvent bénéficier d'une libération immédiate. Donc, pas de liberté provisoire, mais carrément et simplement lever la détention".
"Donc, ce sont ces trois choses, que je combine : voir si les magistrats respectent les conditions telles que je leur ai demandé pour envoyer les gens en prison, voir aussi comment ils vivent à la prison et échanger avec le directeur de la prison, voir si les pièces de procédures ou de détention parviennent à temps, améliorer pour que les choses puissent être à leur place ".
DES MAGISTRATS INTERPELLES
A cette occasion, 125 prisonniers en détention irrégulière ont recouvré la liberté conformément aux dispositions légales en vigueur et dans le souci de faire respecter strictement la loi et de permettre le désengorgement de la prison. Cependant, a annoncé Firmin Mvonde, d'autres libérations vont poursuivre. Il a profité de l'occasion pour mettre en garde très fermement les magistrats qui ne se conformeraient pas au respect des textes.
" Les libérations vont se poursuivre surtout que j'ai constaté cette surpopulation qui est normale dans ce sens que la population a évolué. Les lieux carcéraux n'ont pas suivi. Donc, les libérations, ce n'est pas une guerre, mais un but qui va être poursuivi pour respecter le dicton qui dit que la liberté, c'est la règle, la détention, c'est l'exception. Donc, d'autres libérations vont se poursuivre. J'y tiens. J'ai dit que j'ai déjà mis dans tous les parquets de la ville des cellules de détention qui veillent aux détentions pour que des cas bénins ne puissent pas être épinglés comme parmi les gens qui sont envoyés en prison. Croyez-moi, s'il y a des magistrats qui vont s'amuser pour ne pas obéir à cette instruction, ils verront ma main s'abattre sur eux sans pitié ".
Le Procureur général près la Cour de cassation a tenu à préciser que la libération de ces 125 prisonniers n'est pas intervenue en raison de la résurgence du cas de choléra au sein de la maison carcérale. Il a affirmé avoir déjà projeté cette visite. Ce n'était donc qu'une coïncidence. Il a, au passage, salué les mesures prises par les autorités pénitentiaires pour juguler ce fléau, espérant "qu'il ne va pas se progresser et qu'il ne va évoluer pour que les populations pénitentiaires puissent vivre à l'aise ".
Kléber KUNGU